7-1 pour un septième titre

Le PSG est officiellement champion de France après sa démonstration face à Monaco (7-1). Un titre gagné dans une ambiance étrange.

C’était donc le match du titre, face au deuxième du championnat et champion de France en titre. Tout était réuni pour une belle soirée. Malheureusement, la tribune Auteuil, privée d’une partie de ses supporters punis par la LFP, décida de faire la grève des encouragements. Une erreur: en faisant cela, les supporters ont plus puni le club que la ligue. Bref.

Les parisiens, pourtant privés de Verratti, Neymar et Mbappé sur le banc (malade cette semaine) démarrent le match très fort. Possession, pressing, justesse technique, tout y est. Et c’est fort logiquement que sur une récupération haute, Cavani trouve Alvès, qui centre devant le but pour Lo Celso. 1-0. Puis 2-0 très rapidement après un décalage de Draxler pour Berchiche qui centre parfaitement pour la tête de Cavani.

Les parisiens ont décidé de tout lâcher ce soir, bien aidés par une équipe monégasque apathique et submergée. A peine 20 minutes de jeu, que Draxler récupère et trouve Cavani. L’uruguayen contrôle dos au jeu au niveau de la ligne médiane et, presque à l’aveugle, adresse une ouverture pour Di Maria. L’argentin se retrouve seul face à Subasic et grâce à un ballon magnifiquement touché, lobe le gardien monégasque. 3-0.

Juste avant la demi-heure de jeu, sur le côté gauche, Pastore donne à Draxler qui lui remet de l’extérieur du droit. L’argentin centre lui aussi de l’extérieur pour la tête de Lo Celso. 4-0. Une démonstration de jeu collectif et d’efficacité.

Paris va alors se relâcher légèrement. Monaco va perdre Sidibé, touché au genou et qui suscite une grosse inquiétude pour la fin de saison monégasque et la coupe du monde. Touré profite d’une passe mal ajustée de Berchiche pour Pastore pour centrer. Rony Lopes est à la réception et réduit le score du pied gauche. Le portugais a inscrit un but lors de huit matchs consécutifs. A la pause, Paris mène 4-1.

A l’heure de jeu, Alvès trouve Pastore. L’argentin effectue un délicieux petit pont sur Fabinho et décale Di Maria qui inscrit le cinquième but de son équipe. Paris continue à jouer, et à bien jouer, face à des monégasques qui font peine à voir tellement ils sont dépassés.

Falcao, contre son camp, inscrira le sixième but parisien avant que Pastore centre pour Draxler qui conclut cette soirée. 7-1. Un récital.

Oui, Monaco a semblé ne jamais entrer dans la rencontre. Mais le PSG a affiché un visage plus que séduisant. Rabiot devant la défense c’est quand même un rôle qui lui va parfaitement. Lo Celso, aligné en sentinelle pendant plusieurs semaines, a montré qu’il était bien mieux à ce poste. Quant à Draxler, c’est bien plus qu’un remplaçant. L’allemand est phénoménal pour se mettre dans le sens du jeu et pour jouer vers l’avant un maximum de fois. Comme en plus, il se situe parfaitement entre les lignes, ça aide toute l’équipe.

Devant, Cavani a de nouveau marqué et Di Maria a confirmé sa bonne période depuis janvier, juste marqué par son match raté face au Réal. Enfin, il y a Pastore. Capable de gestes de classe, de passes millimétrées, il agace parfois par sa nonchalance, ses pertes de balle et son attitude. C’est vraiment dommage qu’il n’ait jamais gagné en constance et en régularité, pas épargné par les blessures.

Côté monégasque, il y a eu Rony Lopes et… C’est tout. Raggi a montré qu’il arrivait en bout de course. Fabinho et Moutinho ont été engloutis par les vagues parisiennes. Les joueurs de Jardim vont devoir se relever pour ne pas perdre la deuxième place du classement. Avec seulement 4 points d’avance sur Lyon et Marseille, ils ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise.

Le PSG est donc champion pour la septième fois de son histoire, la cinquième fois en six ans. Pourtant, à force de ne parler que de la ligue des champions, on a l’impression que ce titre n’est pas valorisé. Certes, avec le budget, c’est juste logique. Mais il ne faut pas minimiser, surtout que les parisiens remportent également tous les trophées nationaux, en attendant la demi-finale de la coupe de France, mercredi à Caen.

Enfin, avec 40 points d’avance sur le cinquième du championnat et 17 sur le deuxième, comment ne pas poser la question du niveau de la ligue 1. 7-1 face au champion sortant, plus de 100 buts inscrits alors qu’il reste cinq journées, c’est un problème. Et oui, même si ce n’est pas la seule raison, la faiblesse de l’opposition en championnat n’aide pas le club de la capitale dans ses rêves de ligue des champions. Quand on voit ce qu’ont pu réaliser la Roma et la Juventus face au Barça et au Réal, on sent bien que la ligue 1 est un vrai problème pour le PSG. Les dirigeants vont donc devoir cibler le recrutement sur des joueurs qui vont apporter cette rage, cette grinta et trouver le coach capable de pousser les joueurs à chaque match pour que l’intensité devienne une habitude.

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