Belgique: Génération perdue

Le Pays de Galles a éliminé la Belgique trois buts à un. Une victoire qui pose les limites de la fameuse génération dorée.

Leur place de no 1 au « fameux » classement FIFA, leur a peut-être fait tourner la tête. Peut-être se sont-ils dits, on est les meilleurs, on rentre sur le terrain par principe, mais on a gagné le match sans jouer !!!! Apparemment, ils se trompés.

Mais en dehors de la défaite, qui peut arriver dans le football, ce sont les choix de Wilmots, l’attitude des joueurs, et surtout le manque de progression de cette équipe depuis plus de deux ans qui posent question.

Wilmots ne peut pas être exempté de reproches, même si ce n’est pas lui qui est sur le terrain. Additionner les talents n’a jamais fait une équipe. L’exemple des galactiques de Zidane qui, après 2002, n’ont plus rien gagné. Pourtant dans cette équipe, il y avait seulement des Beckham, Zidane, Figo Ronaldo, Raul, Owen… Comme quoi, empiler les talents offensifs ne garantit rien.

Lukaku était-il le meilleur attaquant pour cette équipe ? Les résultats ne le valident pas. Pourquoi n’avoir pas donné plus de temps de jeu à Benteke ou Batshuayi. JE ne dis pas que ces deux joueurs sont meilleurs, mais parfois la concurrence permet de réveiller les joueurs « titulaires ».

De Bruyne n’a été qu’une pâle copie du joueur qu’il est à City. Certes, autour de lui ce ne sont pas les mêmes joueurs, mais quand même. De plus, il n’a pas l’air d’avoir d’affinités techniques avec Eden Hazard. Ce dernier, capitaine de la Belgique, n’aura réalisé qu’une seule bonne prestation, face à la Hongrie. Ce joueur ne progresse plus depuis trois ans. Après une première belle saison à Chelsea, on attend autre chose. Peut-être est-ce juste une coïncidence, mais depuis cette saison réussie, et sa fameuse déclaration « je veux être ballon d’or », il a stagné et même régressé cette saison. Parce qu’encore une fois, ces pseudo-talentueux se trompent d’objectifs et les seuls qui les intéressent sont les personnels. Alors, pour mériter son soi-disant statu de stars, qu’a fait Hazard ? Il a pris le ballon et traverser le terrain dans la largeur, après un minimum de dix touches de balle. Conséquences: ralentissement du jeu, pas de progression, pas de différence.

Peut-être qu’un jour il faudra se demander ce qu’est le talent. Est-ce seulement la technique, savoir dribbler? Ou est-ce aussi et surtout l’intelligence de jeu, savoir quoi faire, quand et où, et comprendre le jeu ?

Mertens a été sous utilisé, alors qu’à l’inverse, le mystérieux Fellaini a été sur-utilisé. Hier encore, contre le Pays de Galles, à quoi a servi son entrée ? A rien. D’ailleurs, ce joueur devient tellement insignifiant qu’on ne sait plus où le mettre: milieu relayeur, derrière l’attaquant, et parfois même attaquant. Dembélé, pourtant intéressant avec Tottenham, n’aura pas eu droit à une minute de jeu.

Enfin, et c’est sûrement la grande différence entre la Belgique et le Pays de Galles d’hier soir, l’état d’esprit est catastrophique.

Chez les belges, on a vu des individualistes, des joueurs qui faisaient chacun un match dans leur coin, ne se coordonnant pas du tout, ni dans les échanges ni dans les courses. On a vu un sélectionneur qui a misé sur le soi-disant talent de ces joueurs offensifs, mais n’ayant aucune ligne directrice. Les belges avaient une équipe coupée en deux dès les premières minutes.

En face, un peu à l’image de l’Islande, ou même encore de Leicester, on a vu un Pays de Galles jouer en équipe. La solidarité, le dépassement de soi, l’envie de jouer ensemble ont été remarquables. On voit aussi dans ces équipes un peu « surprises », des joueurs qui font ce qu’ils savent faire. Je sais, pour ceux qui lisent régulièrement mes articles, que je me répète. Mais c’est essentiel dans le football et c’est ce qui donne l’harmonie à votre équipe. L’Italie est un parfait exemple: Chiellini n’est pas le meilleur relanceur du monde, mais il pourrait se penser légitime à relancer, à utiliser du jeu long. Or, il connaît ses limites et ne se prend pas pour Xabi Alonso quand il a le ballon. Et c’est toute la différence puisque cela vous évite des pertes de balles évitables.

Au Pays de Galles, il y a deux exemples révélateurs de cet état d’esprit: Ramsey et Bale. Ces deux joueurs pourraient se croire au-dessus des autres gallois de par leur statut et les clubs dans lesquels ils évoluent. Mais non. Ils ont décidé de faire les efforts, de se fondre dans le collectif. Peut-être simplement qu’ils ont décidé de gagner l’Euro pour leur pays, plutôt que de briller pour être le plus haut dans le classement du ballon d’or.

Après une coupe du monde 2014 sans relief, un Euro 2016 raté, la Belgique va devoir se poser les bonnes questions, et ses joueurs avec, pour pouvoir enfin profiter de cette fameuse génération dorée, qui n’en a, jusqu’à maintenant, que le nom.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*