C1: Le bilan avant la finale

La ligue des champions a pris une nouvelle dimension cette saison. Quelles sont les raisons ? Cette évolution va-t-elle durer ?

Cette année, la ligue des champions a franchi un cap. Techniquement, tactiquement, dans la manière d’aborder les matchs, ce fut une saison différente. Ce changement va-t-il durer ? Pourquoi les clubs abordent les matchs différemment ? Ce qui est sûr, c’est que c’est définitivement une compétition à part.

La phase de poule

Toujours aussi spéciale cette phase. Les favoris se gèrent, prennent les points qu’il faut pour se qualifier et c’est tout. Evidemment, il y a toujours une poule un peu plus relevé où on ne peut pas calculer, et parfois, une surprise.

Cette saison, ce fut le groupe C avec la Roma, Chelsea et l’Atletico. Et ce sont les espagnols qui ont fini troisième et furent reversés en ligue Europa. Pour le reste, tous les favoris sont passés mais on remarquera que la première place n’est plus un véritable enjeu. Les saisons précédentes, très peu de deuxièmes de poule atteignaient les quarts de finale. Cette année, en demi-finale, on a eu le Bayern, le Réal et la Roma alors que ces trois équipes avaient fini deuxième. Seul Liverpool, a terminé en tête de sa poule. D’ailleurs, le PSG a tout fait pour finir premier et s’est retrouvé face au Réal dès les huitièmes, alors que le Bayern qui avait fini derrière le club de la capitale se retrouvait opposé au Besiktas. Comme quoi…

Les matchs à élimination directe

C’est lors de ces rencontres que la ligue des champions a pris une nouvelle tournure. Fini la possession, les attaques placées. Désormais, le jeu est à l’intensité, la solidarité, les efforts et la transition.

A de rares exceptions, on a désormais l’impression que les entraineurs ne voient plus les confrontations en pensant 180 minutes. Le match aller se joue désormais pour faire la différence. Et encore. Parce que cette saison, on a assisté à des matchs retours renversants, avec des équipes qui, même avec trois buts de retard, y croyaient, persuadés de pouvoir se qualifier.

On a vu des équipes mettre de l’intensité, des courses, des attaquants défendre pour aider leurs partenaires. D’ailleurs, ce n’est pas anodin si le Barça s’est fait bouger à Chelsea, mais aussi à domicile face à la Roma et carrément éliminer au retour. Le jeu de possession fait de calme et de redoublements de passes est dépassé.

L’évolution, c’est que désormais la transition est permanente mais surtout que les équipes ont validé le fait d’être déséquilibrées. A part Mourinho, et sur certaines rencontres Allegri, les autres ont pris acte qu’il fallait se déséquilibrer pour gagner. Mais il y a une raison.

Désormais, les équipes se connaissent par cœur et toutes sont au top physiquement au mois de mars. Pour pouvoir prendre à défaut l’adversaire, il faut donc mettre de l’intensité, des courses,  mais surtout de la densité autour du porteur de balle et en zone de finition. Il faut donc que les latéraux et les milieux n’hésitent pas à attaquer, quitte à laisser des espaces dans leur dos. Le temps où il fallait absolument une sécurité a l’air révolu. En général, les évolutions du football se vérifient lors de la coupe du monde. A suivre…

Le dernier élément essentiel, qui n’est pas nouveau mais qui est devenu capital, c’est l’efficacité. Paris a dominé le Réal pendant 70 minutes, se créant des occasions, mais ne les convertissant pas. Ils l’ont payé. Le Bayern a dominé les deux rencontres sans être efficace. Il l’a payé. Liverpool a mis trente minutes de folie contre City et ils y ont ajouté l’efficacité, marquant sur presque chaque occasion. City ne s’en est jamais remis.

Les clubs français

Nice n’a pas passé le tour préliminaire, sorti logiquement par Naples. Le voisin monégasque, après l’épopée de la saison dernière, a quitté la compétition dès la phase de groupe, dernier avec seulement deux points dans un groupe où on trouvait Porto, Besiktas et Leipzig, autant dire pas de cadors européens.

Restait le PSG. Le club de la capitale a réalisé une belle phase de groupe, collant des cartons à Anderlecht et le Celtic, battant le Bayern à domicile mais en perdant chez les allemands. Premier de leur poule, ils sont tombés sur le Réal en huitième. Et la marche fut encore une fois trop haute. Les parisiens ont, une nouvelle fois, déçu lors d’un gros match.

Le PSG a manqué de caractère, de leaders, s’est mis une pression inutile. La touche finale ayant été donné par le coaching catastrophique d’Emery, encore une fois (on y reviendra dans le bilan de la saison).

La finale

Le Réal de Zidane est donc, pour la troisième fois consécutive, en finale de la C1. Un exploit. Ils y seront opposés à Liverpool.

S’il y avait une équipe, sur le papier, qu’on imaginait poser des problèmes aux madrilènes, qui plus est sur un match, c’étaient bien les reds de Klopp. Dans leur façon d’attaquer et dans leur impact au milieu, c’est l’équipe qui a le profil parfait pour empêcher Zidane d’entrer encore un peu plus dans l’histoire.

Mais voilà, le Réal a l’habitude de ces rencontres. Quatre finales en cinq ans, avec un groupe qui a très peu changé, ça compte. On aura le temps d’en reparler, en fonction des blessés éventuels qui pourraient arriver d’ici au 26 mai. Mais on a hâte d’y être.

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