C1: Les français dans le dur

Avec trois matchs nuls sur les trois rencontres de cette semaine, les clubs français ont encore montré leurs faiblesses en ligue des champions. Peuvent-ils ne qualifier aucun club en huitième de finale ?

Comme prévu, c’est une semaine à haut risque. Les trois clubs français engagés en ligue des champions ont tous fait match nul, mais dans des contextes et avec des contenus différents.

Pour Monaco, l’idée était de sortir de la spirale négative. Pas aidés par la chance, les monégasques ont du faire face à la blessure de Jovetic dès le début de la rencontre.

Les joueurs de Thierry Henry ont été dominés mais ils ont su, eux au moins, faire preuve de solidarité et arracher un point à Bruges, qu’il faudra valider dans quinze jours pour accrocher la troisième place et être reversé en ligue Europa. Mais après deux défaites en C1 et une très mauvaise passe en championnat (19ème), ce n’est pas eux qui étaient attendus.

Lyon gâche la victoire à City

A Hoffenheim, Lyon est allé obtenir un match nul 3-3. Si on tient compte de l’évolution du score, les lyonnais peuvent avoir des regrets. Si on regarde le contenu, c’est un miracle.

Depuis que Genesio a réussi son coup à City, on a l’impression que le fameux 4-4-1-1 est immuable dans les gros matchs, même s’il y a des absents. Mais au-delà du système, les joueurs, leur comportement et leur positionnement posent question.

Tousart était montré comme le nouveau 6 du futur. C’est juste un joueur de ligue 1, mais très très loin du niveau ligue des champions. Brouillon, avec des lacunes techniques et tactiques, le lyonnais montre ses limites dès que le niveau s’élève. Tout le contraire d’un NDombélé qui élève son niveau chaque fois que l’adversaire est fort. Tete, qui n’avait pas joué depuis le début de saison n’a pas été bon, mais pouvait-il en être autrement ? La gestion des temps de jeu, ça fait partie du rôle du coach pour justement éviter d’avoir à faire appel à un joueur sans rythme dans un match à enjeu. Marcelo était soi-disant un monstre défensif. Nouvelle erreur. Lancer Terrier ? Encore une erreur. Traoré est trop intermittent et Aouar est sans cesse baladé en fonction des absences et des adversaires.

Lyon a pris une leçon d’intensité, de mouvement. Heureusement que les allemands jouent pour marquer, ce qui a permis aux joueurs de Genesio de profiter de quelques largesses défensives. Heureusement également que les allemands, Belfodil en tête, manquent d’efficacité, et que Lopes fait les arrêts qu’il faut. Sinon ça aurait pu tourner à la démonstration. Enfin, heureusement que les allemands sont entrainés par un petit entraineur qui n’a pas de passé de joueurs pros et qui n’a que 31 ans !!!

Après trois matchs, les lyonnais ont gâché le bénéfice de l’exploit à City. Désormais, il va leur falloir absolument battre Hoffenheim à domicile avant de se coltiner un City qui évoluera sûrement autrement qu’au match aller et qui a récupéré De Bruyne, et un dernier match compliqué à Donetsk.

Un PSG en régression

Enfin, il y a le PSG, la soi-disant tête de gondole du football français. D’habitude, le PSG sort des poules tranquillement parce qu’il est avec un gros et deux petits. Cette saison, les parisiens sont tombés avec deux gros. Et on voit le résultat. Malmenés à Liverpool (contrairement à ce que montre le score final 3-2), ils ont été bousculés au Parc par des napolitains qui auraient du repartir avec les trois points.

Comme tous les ans depuis le départ d’Ancelotti (tiens, tiens !!), cette équipe manque d’état d’esprit, de caractère, de leaders. Parce que même si Paris a eu un sursaut d’orgueil en début de seconde période, jouer 25 minutes dans un match de C1, c’est juste inadmissible.

Et encore une fois, le PSG s’est trompé dans son recrutement. Bernat est un joueur moyen, bien loin des Alex Sandro, Jordi Alba et autres.

Le vrai problème du PSG, c’est sa politique sportive, mais aussi la faiblesse de l’institution. Parfois, il vaut mieux recruter des très bons joueurs de club que des pseudos-stars. Rabiot hésite à prolonger ? Au revoir. Surtout que ses prestations ne sont pas du niveau attendu. Kimpembe est en train de sombrer. Marquinhos ne progresse plus et alors qu’on sentait en lui un possible futur leader, il ne s’impose pas. Mbappé ne peut pas se contenter de faire semblant de défendre, de ne pas courir, et de juste jouer quand il a le ballon. Finalement, ses meilleures prestations l’ont été en équipe de France quand il a fait dans la simplicité. Mais il doit prouver qu’il est un potentiel ballon d’or, et ça a l’air plus important que le collectif !!!

Verratti est trop intermittent. Mais surtout, il manque un remplaçant à Tiago Motta.

Beaucoup, depuis plusieurs saisons, voulaient le voir partir. Son problème, c’étaient les blessures, pas son niveau. Des joueurs de ce niveau, il en existe très peu. Ce n’est pas anodin si Verratti était meilleur avec lui que sans. Mais en plus, pour faire de la place à Rabiot, le club a laissé partir Matuidi. Et oui, il y a parfois des joueurs moins doués techniquement mais dont l’importance est immense.

Dans son comportement, son état d’esprit, mais aussi ses courses, son harcèlement, il était indispensable. D’ailleurs, il l’est en équipe de France et à la Juve… C’est dire.

Paris est à un tournant. Après la remontada, j’avais dit qu’il fallait tout changer et repartir sur un nouveau cycle. Encore une fois, depuis 2012-2013, le PSG n’a battu qu’un Chelsea moribond, le Barça en poule et en match aller avant la déculottée du retour, le Bayern en phase de poule et… C’est tout.

Sans un exploit à Naples, le PSG se retrouvera au printemps en Europa League. Depuis le quart de finale de 2013 (avec Ancelotti, tiens, tiens !!!) à Barcelone où il frôla la qualification, les parisiens n’ont plus progressé. Pire, il régresse. Il est sûrement temps d’arrêter de se voiler la face.

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