C’est ça, la vraie coupe d’Europe

Les rencontres retour des coupes européennes ont été exceptionnels. Les matchs aller-retour, c’est quand même autre chose.

Mardi soir, tout le monde (ou presque) se disait qu’il fallait regarder City – Liverpool. Qu’allait proposer Guardiola ? City était-il capable de réaliser l’exploit ? Malgré une défaite 3-0 à l’aller, c’est le match qui intéressait le plus. Parce que de l’autre côté, Roma – Barcelone et le 4-1 de l’aller semblait écrit, en tout cas pour ceux qui n’avaient pas vu l’aller. Lors de cette rencontre, le Barça repartait avec trois buts d’avance mais avec deux csc, un penalty non sifflé pour les romains, et un contenu bien plus intéressant de la part des giallorosso que le score ne le laissait penser.

City marqua rapidement et laissa entrevoir l’espoir de l’exploit. Une grosse demi-heure, du pressing, des occasions, mais un manque d’efficacité enverra les deux équipes sur ce score à la pause (1-0). Les joueurs de Guardiola ont laissé passer leur chance.

Au retour du vestiaire, Liverpool est mieux et le but de Salah avant l’heure de jeu finira d’éteindre les derniers espoirs. City s’incline même 1-2 après un but de Firmino.

A Rome, Dzeko va également lancer la soirée avec le scénario idéal en inscrivant un but dès la 6ème minute. Les romains sont bien organisés et font exploser le milieu de terrain du Barça, d’habitude leur point fort avec une intensité exceptionnelle. Et Messi est transparent.

Après la pause, la Roma va obtenir un penalty après que Piqué eut été dépassé par Dzeko. De Rossi, symbole de l’histoire romaine des années Totti, transforme le penalty. 2-0 alors qu’il reste un peu plus d’une demi-heure. Le troisième but va intervenir à la 82ème minute, sur corner dévié au premier poteau par la tête de Manolas. 3-0. Le Barça est coulé.

Oui, la Roma a réussi l’exploit de renverser un score défavorable avec les ingrédients du haut niveau: intensité, état d’esprit, justesse technique et efficacité. On y ajoute un coach, Di Francesco, qui a modifié son système de jeu pour permettre cet exploit. Loin de certaines équipes figées dans un 4-3-3 sans surprise !!!!

Dans cette rencontre, Umtiti a été mangé, il est vrai pas aidé par un Piqué catastrophique.

Zidane en difficulté mais qualifié

Après une telle soirée, on se demandait comment apprécier le mercredi ? A Munich, le Bayern va gérer son avance et se contenter du 0-0. Les allemands sont une nouvelle fois dans le dernier carré après avoir terminé deuxième de la poule derrière le PSG… Comme quoi, cette première place…

A Madrid, Zidane a choisi de titulariser Bale. Sûrement pour lui donner du temps de jeu, mais aussi parce que se disant que la Juventus allait pousser, pour jouer les contres. Mais voilà, Mandzukic va ouvrir le score d’entrée, de la tête, sur un centre de Khedira. La Juve domine et le Réal souffre. Bale est transparent. Côté Juve, De Sciglio est remplacé par Lichtseiner. Pour ceux qui ont comparé Allegri à Emery, chapeau. De sciglio n’a pas défendu sur deux actions, mettant en péril le plan de jeu des italiens, Allegri a pris ses responsabilités et effectué un changement dès le premier quart d’heure.

Mandzukic, encore lui, va doubler la mise avant la pause, sur un centre de Lichtsteiner. 0-2 et on se dit qu’on va assister à un nouvel exploit, et sur les deux buts, des ballons qui viennent du côté de Marcelo… Tout, sauf un hasard.

Zidane remplace Casemiro et Bale par Asensio et Vasquez. Mais voilà, en face, ce n’est ni Emery ni le PSG et ses deux changements ne changent rien. A l’heure de jeu, c’est même Matuidi qui inscrit le troisième but, celui qui remet les compteurs à égalité.

C’est alors le moment clé du match: continuer à attaquer alors que les jambes commencent à être lourde après tant d’effort, ou reculer un peu pour récupérer et tout lâcher dans le dernier quart d’heure ? En tout cas, le match s’équilibre enfin.

Alors qu’on joue le temps additionnel, un centre venu de la gauche et Ronaldo qui remise vers Vasquez. Alors que l’espagnol s’apprête à contrôler, Benatia arrive dans son dos et le bouscule. Certains diront que si ce n’est pas le Réal, l’arbitre n’aurait pas sifflé. On ne le saura jamais. Après d’interminables discussions, l’expulsion de Buffon, l’entrée de Schezny, Ronaldo envoie le ballon au fond des filets et qualifie son équipe. La Juve peut avoir des regrets, mais encore une fois, ceux qui ont vu le match aller, et qui n’analysent pas le foot qu’au travers du seul résultat, ne peuvent pas être surpris.

A l’aller, la Juve a été meilleure que le Réal pendant une heure. En fait, jusqu’au retourné exceptionnel de Ronaldo. Je sais qu’on n’a pas le droit de dire cela, mais je vais me l’autoriser quand même. Zidane a apporté de la sérénité à ses joueurs et les a mis dans les meilleures conditions. Mais en terme de jeu, il n’y a rien de spécial dans cette équipe. Face à City, il y a deux ans, 0-0 à l’aller et 1-0 au retour. Contre Wolfsburg, défaite 2-0 à l’aller et victoire 3-0 grâce à Ronaldo. En finale, victoire aux tirs aux buts. L’an dernier, le Bayern finit à 10 les deux rencontres, Ronaldo marque tous les buts, dont un hors-jeu. Contre Paris, cette saison, pendant 70 minutes le PSG est meilleur. Le Réal marque sur un penalty généreux, avec un hors-jeu de Kroos au départ de l’action. Contre la Juve donc, à l’aller, le Réal finit de nouveau à 11 contre 10 et ne doit sa victoire qu’à… Ronaldo. Bon, il paraît que seuls les titres comptent, donc…

Et que dire de Marcelo ? Lui aussi, il paraît qu’on est fou si on le critique. Alors, je suis fou, tant pis. Je l’ai dit plusieurs fois, il a un super état d’esprit, techniquement, c’est un super joueur. Mais tactiquement, c’est un cauchemar. Mal placé défensivement, il est capable de se retrouver ailier droit. Ce n’est pas un hasard si les trois buts de la Juve viennent de centre de son côté. Quant à Varane, il a été dépassé sans Ramos à ses côtés.

L’Europa league au niveau

En général, les lendemains de ligue des champions, l’Europa league n’a pas de saveur. Mais hier, elle s’est mise au niveau. Depuis que le vainqueur est qualifié pour la phase de poule de la ligue des champions, on sent un autre état d’esprit chez les équipes de cette compétition;

Marseille s’est donc qualifié pour les demi-finales au terme d’un match complètement fou.

Les allemands ouvrent le score d’entrée et on se dit alors que l’OM va craquer. Mais alors qu’on n’a pas atteint la 10ème minute, l’OM est déjà repassé devant et mène 2-1. Puis 3-1 avant la pause grâce à Thauvin.

Avant l’heure de jeu, Augustin qualifie de nouveau son équipe en réduisant le score 3-2. Mais à la 60ème minute, dans une défense d’une faiblesse affligeante, Payet réalise un enchainement et conclut de l’extérieur du pied droit. 4-2, l’OM est de nouveau qualifié mais un but allemand ce serait terminé.

Le match est fou, tendu, le Vélodrome est en feu. Les joueurs de l’OM affiche un état d’esprit et une combativité exceptionnelle. Dans le temps additionnel, Leipzig obtient un dernier corner. Le gardien allemand monte. Le corner est joué à deux, le centre contré. Lopez sert Sakaï hors-jeu mais l’arbitre assistant ne le voit pas (et ça n’aurait rien changé de toute façon). Le japonais s’en va marquer dans le but déserté. 5-2. Marseille tient sa demi-finale dans un stade qui n’avait plus autant vibré depuis plus de dix ans. En demi-finale, l’OM rencontrera Salzbourg qu’il a déjà affronté en phase de poule (0-1, 0-0).

Dans les autres rencontres, le suspense a été partout. A dix minutes de la fin des rencontres, toutes les équipes pouvaient encore se qualifier. Mais ce sont Salzbourg donc, mais aussi Arsenal et l’Atlético qui sont en demi-finale, Arsenal – Atlético en sera l’affiche. Une aubaine pour l’OM qui peut encore rêver d’apporter à la France une troisième coupe d’Europe. Et quand on sait que la finale se déroulera à Lyon…

1 Comment

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*