City – Tottenham: Le football qu’on aime

Après un match énorme, City est éliminé par Tottenham à cause des buts marqués à l’extérieur. Mais que le football est beau quand il est joué comme ça.

Evidemment, après les changements du match aller, Guardiola revient à la raison et aligne son équipe type avec notamment De Bruyne au milieu et Bernardo Silva côté droit. En face, Pocchetino n’a plus beaucoup d’options et aligne Son en attaque.

Les vingt premières minutes vont alors juste être surréalistes. City ouvre le score, puis Tottenham égalise et prend l’avantage? City revient et prend de nouveau l’avantage. 3-2 alors qu’on en est seulement à la 21èmeminute. Au passage, on notera la sublime passe de De Bruyne sur le troisième but de City, qui prouve à quel point ce joueur est un passeur hors pair.

Avec ce début de match, les vingt-cinq minutes suivantes, pourtant d’un très haut niveau, vont presque être fades. Mais City domine et Tottenham va perdre Sissoko au milieu. Pocchetino va devoir bricoler pour ne pas encaisser ce but qui éliminerait les Spurs.

La seconde période redémarre avec une ultra domination de City. Mais voilà, il manque souvent le dernier geste, et quand il est réussi, comme sur cette frappe de De Bruyne, c’est Hugo Lloris qui sort un arrêt exceptionnel. Agüero va quand même inscrire le but de la qualification pour City, en tout cas, c’est ce qu’on croit à ce moment-là.

Mais Llorente va de nouveau qualifier les Spurs en réduisant le score, 4-3. La tension et l’intensité sont au maximum. Kompany finit même avant-centre. Puis, dans le temps additionnel, on pense que Sterling va devenir le héros de la rencontre en inscrivant le cinquième but. Mais voilà, il y a désormais la Var en ligue des champions. Et elle va être fatale aux citizens. Erikssen perd la ballon, mais Silva va le dévier avant qu’il n’arrive à Agüero. Au moment où le portugais touche le ballon, l’argentin est hors-jeu de 1 cm. 1 cm qui va donc éliminer City.

Alors oui, Guardiola a manqué son match aller en se privant de plusieurs titulaires. A l’arrivée, son équipe est éliminée à cause des buts inscrits à l’extérieur.

Ce qui est sûr, c’est qu’après l’Ajax de mardi soir, on avait peur de vivre une soirée un peu fade. Il n’en fut rien. Le match fut d’une intensité, d’une tension et d’un niveau technique exceptionnel.

City a été plombé par sa défense, et notamment par le match catastrophique de Laporte. Malgré cela, City a été meilleur que Tottenham mais il a manqué le geste juste, peut-être aussi des prises de risque plus fortes plutôt que de chercher une passe supplémentaire dans une défense ultra regroupée.

Au niveau des joueurs, De Bruyne a été le grand bonhomme de cette rencontre. Techniquement juste, il a montré à quel point sa qualité de passe était juste exceptionnelle. Sterling a également été très bon et bien plus efficace devant le but qu’habituellement. Gundohan a, lui aussi, été très précieux au milieu dans son activité et sa première passe.

En face, Tottenham est donc passé par un trou de souris, mais ça suffit. Privé de Kane, les Spurs ont trouvé en Son un buteur de haut niveau. Mais surtout, dans la solidarité, les joueurs de Pocchetino ont montré un superbe état d’esprit. Lucas, par exemple, était nul au PSG et il ne défendait pas. Aujourd’hui, il est toujours aussi mauvais avec le ballon, mais il court, il défend, il se bat.

Alors Guardiola est-il en échec ? Oui, en terme de résultat. Non, en terme de jeu. Son erreur aura été de ne pas jouer le match aller à fond. Sur ce match retour, dans le contenu, et à part les erreurs de Laporte, il n’y a pas grand-chose à dire.

Pour les amoureux du seul le résultat compte, évidemment, Guardiola est une trompette. Pour ceux qui aiment le football, oui, Guardiola est un grand entraineur, un entraineur qui propose du jeu, du plaisir. Parce qu’il y a, par exemple, une différence entre l’élimination du PSG contre United et celle de City ce soir. A 1 cm près, City était en demi-finale et Guardiola un héros.

Pour terminer, on a eu la confirmation que la Var, c’était vraiment de la merde. Le but de Llorente ? Valable sur un angle de vue, pas valable sur un autre. Le hors-jeu ? Si vous chaussez du 41 vous n’êtes pas hors-jeu, si vous chaussez du 45, vous êtes hors-jeu. Sans parler des deux minutes d’attente à chaque fois. Sans parler des carottes qu’a prises Porto face à Liverpool ou la Var a été utilisée au bon gré des arbitres et pas systématiquement dans les mêmes situations.

En tout cas, une chose est sûre: la ligue des champions au moment des matchs à élimination directe, c’est quand même le seul moment qui nous réconcilie avec le football.

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