Coupe d’Europe: Bilan mitigé

Trois clubs français sur six sont donc sortis des poules de coupe d’Europe. Mais que ce fut dur.

Neuf victoires en trente-six rencontres, c’est peu dire que le bilan global des clubs français dans la phase de poule n’est pas reluisant. Mais quand on repense à la situation de chacun après trois journées, à part Lyon, qualifier trois clubs, c’est presque un miracle.

Lyon et Paris au rendez-vous

Lyon retrouve les huitièmes de finale de la C1 après huit ans de disette. Le plus drôle, c’est que l’OL se qualifie grâce à son exploit de City.

En effet, les lyonnais auront donc fait cinq matchs nuls en six rencontres de poule. Tantôt menés et capables de revenir, tantôt menant au score et incapables de tenir le score, les joueurs de Genesio auront alterné le très bon et le beaucoup moins bon, tout ça lors d’une même rencontre.

Ils ont failli payer cher le fait de ne pas avoir su battre Hoffenheim ou le Shaktar à la maison. A 25 minutes de la fin, l’OL était même éliminé de la C1. Et malgré l’égalisation, les occasions à la pelle notamment en première période, jusqu’au bout, les coéquipiers de Fekir auront tremblé puisqu’un but des ukrainiens les aurait éliminé.

En terminant deuxième, les lyonnais vont affronter du lourd, sauf si la chance au tirage leur offre Porto. Et encore. Quand on voit leur difficulté à se transcender dans des matchs dits moins bling-bling, on se demande presque si Porto serait un bon tirage.

Ce qui manque aux lyonnais, ce sont des certitudes sur lesquelles s’appuyer. Défensivement, ils concèdent trop d’occasions et encaissent trop de buts. Offensivement, ils sont capables de fulgurance, à l’image de Fekir, mais sans avoir de certitude dans l’animation offensive.

Du côté du PSG, à la fin de la phase aller, nombre d’observateurs pensaient que les parisiens vivraient leur premier échec de l’ère qatari en phase de groupe. Finalement, retrouvant un état d’esprit et un collectif, des joueurs prêts à faire les efforts, à l’image de Neymar face à Liverpool et l’Etoile Rouge, les parisiens s’en sortent et terminent même premier de leur groupe.

Mais encore une fois, avec les règles mises en place lors du tirage des huitièmes de finale (une équipe ne peut pas affronter une autre équipe de sa poule ni de son pays), les parisiens ont de grandes chances de se coltiner l’Atletico Madrid.

Quant à Monaco, heureusement qu’ils ont pris un point contre Bruges, ça leur a juste évité de rejoindre l’OM et son zéro point en ligue des champions 2013-2014.

L’Europa league, une punition ?

Notre football a tellement remporté de compétitions européennes, qu’il peut se permettre de snober la C3 (!!!). De plus, on a tellmeent enfoncé » dans le crâne de nos joueurs que jouer tous les trois jours c’était impossible, fatiguant, usant, que les joueurs s’en sont persuadés.

L’OM, justement, a juste été ridicule cette saison. Finaliste l’an dernier, les marseillais n’auront obtenu qu’un point en six rencontres, grâce à un nul à Limassol. Dépassés, absents, sans âme, les marseillais ont traversé la compétition comme des fantômes. Mais bon, à en croire Rudy Garcia, c’est de la faute de l’arbitrage, mais pas des joueurs, ni de son recrutement, ni de son coaching… Donc, tout va bien !!!

Bordeaux a mal démarré sa phase de groupe, et finalement, ne s’en est jamais remis. Au moins, eux, ont su relever la tête et se donner le droit de rêver un peu jusqu’à la dernière journée. Mais le résultat est le même: les bordelais quittent la compétition un peu trop tôt étant donné le groupe dans lequel il était. Copenhague, Prague et le Zénith, ce n’est quand même pas le haut niveau européen.

Enfin, la bonne surprise est venue de Rennes. Eux aussi se sont donnés le droit d’exister jusqu’à la dernière journée. Mais, à la différence de Bordeaux, eux étaient maitres de leur destin puisqu’ils n’avaient qu’à gagner pour se qualifier sans attendre le résultat de l’autre rencontre. Et ils l’ont fait grâce à Sarr, auteur d’un doublé.

Finalement, comme chaque saison, ou presque, les clubs français n’ont pas respecté la coupe d’Europe. Ils ne s’en servent ni pour progresser, ni pour se valoriser, ni pour vivre une aventure.

La coupe d’Europe, c’est sortir de la monotonie du championnat, affronter des équipes à la culture différente. La C3 surtout, ça doit vous permettre d’emmagasiner de l’expérience, de jouer des matchs de haut niveau et, parfois, à sortir d’une crise en championnat.

A l’époque, mal embarqués en ligue 1, les guingampais avaient réussi à sortir la tête de l’eau en championnat grâce à de bons matchs en ligue Europa.

Enfin, il paraît que les joueurs n’aiment pas s’entrainer et qu’ils préfèrent jouer des matchs. Apparemment, en France, les joueurs ne veulent ni s’entrainer, ni jouer des matchs… On se demanderait presque pourquoi ils font ce métier ?

Mais bon, la France est championne du monde et numéro 1 des exportations de joueurs, donc, chutt !!!!!

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