Un Euro en demi-teinte… Pour l’instant

La phase de poule terminée, un premier bilan de cet Euro s’impose.

Avant les huitièmes de finale qui débutent samedi, un certain nombre d’éléments peuvent être analysé: le jeu, les joueurs, les supporters, les stades etc…

Les supporters

C’est la satisfaction de cet Euro pour l’instant, exceptés les quelques débordements, surtout lors des premières journées.

Les stades sont pleins, colorés, et l’ambiance y est souvent excellente. On remarque que la majorité des supporters des pays portent tous les maillots de leur sélection, ce qui donne des superbes couleurs au stade.

On remarque également que de nombreux supporters ont de vrais chants, excepté la France avec son traditionnel « allez les bleus. Mentions spéciales aux deux Irlande, simplement exceptionnelles de ferveur, de passion et d’ambiance. Cela permet de noter qu’il n’y a donc pas besoin d’être violents, hooligans, pour mettre le feu à un stade… Belle leçon pour ses supporters qui pensent que si on ne se bat pas, c’est qu’on n’est pas un vrai supporter.

La sécurité

A ce niveau là, c’est une honte. Les affrontements entre supporters, les fumigènes, les bagarres dans les tribunes, les jets d’objets divers. Certes, ça a été plutôt rare, mais heureusement quand on voit comment cela a été géré, on a évité un drame. En même temps, quand on est incapable de gérer les déplacements de cinq cents supporters sur notre territoire toute la saison, on ne pouvait pas gérer l’afflux de vingt à trente mille par pays d’un coup.

Les stades et les pelouses

Ce bilan est mitigé. Les stades sont magnifiques, et encore plus beaux quand ils sont pleins. Cela devrait donner envie à nos dirigeants de révolutionner notre façon de voir le football et d’avoir envie d’avoir des stades pleins. Mais j’ai peur ça n’ait que très peu de chance de changer.

Malheureusement, les pelouses, hormis le Parc des Princes et le Parc OL, sont catastrophiques. C’est pourtant l’outil numéro un du footballeur, mais comment pourrait-il en être autrement quand on a des pelouses catastrophiques depuis des années, que cela change en un mois. Et c’est une catastrophe en terme d’image par rapport aux pays qui viennent en France participer à cet euro.

On a la chance d’avoir, au PSG, un des meilleurs jardiniers du monde. Pourquoi ne pas l’avoir consulté pour améliorer ce chantier. Ah, j’oubliais… En France, nous sommes les meilleurs dans tout, ce n’est pas un anglais qui va nous apprendre à faire une bonne pelouse !!! Et l’excuse qui veut que ce soit l’UEFA qui ait pris possession des stades pour la compétition ne tient pas puisque les pelouses sont dégueulasses depuis longtemps.

Le jeu

En terme de jeu, on n’est ni dans l’Euro le plus spectaculaire, ni dans celui de l’innovation. En revanche, on a un resserrement des niveaux. Très peu d’équipes ont pris des raclées.

Cela peut s’expliquer par plusieurs éléments. Tout d’abord, aujourd’hui, les soi-disant petits pays sont prêts physiquement. Et défensivement, secteur où il est le plus facile de travailler, tout est en place.

Le deuxième élément est sûrement le nombre de matchs joués par saison. On voit bien, à l’instar des dernières coupes du monde, que les joueurs les plus sollicités sont ceux qui sont en souffrance. Et comme ce sont souvent les leaders de leurs équipes, automatiquement celles-ci sont en difficulté.

Enfin, et c’est une nouvelle tendance qui se dégage, et cela s’était vérifié notamment avec la coupe du monde, il y a l’état d’esprit. Certains joueurs insignifiants se transforment quand ils revêtent le maillot de leur sélection nationale. Je ne dis pas que les autres n’ont pas envie de jouer pour leur pays, mais les nord-irlandais, les gallois, les irlandais, les islandais, disputent pour la majorité leur première grande compétition. Et on sent bien qu’ils sont prêts à donner leur vie, qu’ils ne sont pas blasés… Et ça fait du bien.

Le tableau

Oui cette formule, même si elle n’offre pas des matchs d’une grande qualité, permet à des « petits pays » d’être de la fête… Et même plus. Les nord-irlandais, que tout le monde voyait ne pas sortir des poules, sont en huitième de finale.

En revanche, il va falloir que l’UEFA revoie la répartition des qualifiés.

Pour reprendre le cas de la France, cette équipe a joué dimanche. Ils rencontrent l’Irlande qui a joué son dernier match mercredi soir. Ils vont jouer leur quart dimanche, avec donc trois jours de plus de récupération. Entre-temps, l’Islande a joué mercredi, puis joue son huitième lundi soir. Si l’Islande se qualifie et rencontre la France, elle aura joué trois matchs en dix jours quand la France aura joué trois matchs en quatorze jours. Pour l’équité, on repassera.

Place aux matchs à élimination directe… Et ça, on aime.

 

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