Europa League: Heureusement qu’il y a Nice

Encore une soirée d’Europa league déprimante pour le football français. Jusquà quand cela va durer ?

Depuis plusieurs années, les soirées d’Europa League sont déprimantes pour le football français. Cette année, Bordeaux a même noirci le tableau dès le tour préliminaire, face aux modestes hongrois de Videoton. Il y a certes toujours une exception, une équipe qui fait un parcours plus ou moins intéressant. L’an dernier, c’était Lyon et sa demi-finale perdue face à l’Ajax. Cette saison, c’est Nice, pour l’instant.

L’an dernier, Favre avait mis de côté cette compétition, sortant dès la phase de poule. Cette saison, il aligne son équipe type, et ça marche. Sept buts inscrits en deux rencontres, zéro encaissé et presque déjà qualifié pour les seizième de finale.

De plus, ces matchs permettent à Nice d’emmagasiner de la confiance, de progresser, et à Favre de concerner de nombreux joueurs. Tout va bien.

Le problème, ce sont les deux autres. Mais commençons par l’OL. Jean-Michel Aulas nous parle sans arrêt de budget, de masse salariale. Incapable de battre les chypriotes de Limassol, les lyonnais n’ont pas non plus réussi à battre les italiens de l’Atalanta Bergame. Si on additionne les budgets de ces deux clubs, on n’atteint même pas celui de l’OL.

Pourtant, ce soir, Genesio avait aligné un onze proche de l’équipe type. Le problème, c’est que l’entraineur a l’air de ne rien maitriser. Collectivement, son équipe ne propose rien et s’en remet aux coups de génie de Fekir. Son coaching ? Il ne sait jamais quoi faire et n’opère que du poste pour poste.

L’autre problème, ce sont les joueurs. Traoré, peut-être intéressant s’il comprenait le football, mais il est trop individualiste. Diaz ? Inexistant. Il a été sauvé par quelques buts inscrits mais il est nul. Marcelo ? Tout le monde nous l’a vendu comme un monstre, mais c’est juste un joueur très moyen comme il en existe une centaine entre la nationale 1 et la nationale 2 (ancienne CFA). Tousart ? Il parait que c’était un phénomène. Franchement, lui aussi, des joueurs comme ça, il en existe 2000 en DH, dont certains plus forts. Mais le pire, c’est Depay. Quand il est arrivé, j’avais annoncé l’arnaque, l’erreur. Il était à Manchester United, s’il était si fort, pourquoi n’y avait-il que Lyon pour le recruter ?

Lyon va vivre une saison compliquée. Les jours de Genesio sont comptés. Le problème, c’est que Jean-Michel Aulas ne va pas pouvoir se rater sur le recrutement du prochain coach. Et à part Ancelotti, sur le marché depuis hier, et peut-être Tuchel, il n’y a pas pléthore de candidat de haut niveau. Raymond Domenech, Antonetti et René Girard sont aussi sur le marché, alors…

Et puis, il y a l’OM. Les marseillais ont perdu 1-0 à Salzburg. Mais encore une fois, c’est le contenu qui est inquiétant. Il n’y a rien dans cette équipe collectivement. Que fait Garcia ? Qu’apporte-t-il ? Rien.

Il ne sait plus comment gérer Evra, qu’il a titularisé ce soir. Il est en train de perdre Sanson, Germain et Lopez. L’OM a donc battu cette saison Dijon, Nantes, Domzale, Konyasport, Amiens et Toulouse. A part Toulouse, Marseille n’a proposé aucun contenu intéressant et pourtant face à des équipes plus que moyennes.

Mais au-delà de tout cela, quels sont les vrais constats à tirer ? Tout d’abord, que les clubs français, dans leur grande majorité, ne veulent pas jouer l’Europa League. A quoi ça sert de se qualifier pour cette compétition, si c’est pour ne pas la jouer ? Ensuite, nos clubs pensent que jouer tous les trois jours, c’est trop. Mais qui a décrété cette règle ? Les footballeurs d’aujourd’hui sont entrainés pour jouer plus de cinquante matchs par an. Alors sûrement qu’en France on s’entraine mal, ou pas assez. Les footballeurs d’aujourd’hui sont suivis au niveau médical, diététique. Le vrai problème, c’est qu’on a ancré cela dans la tête de nos joueurs. Non seulement, ils sont donc conditionnés pour ne jouer qu’un match par semaine, mais on leur sert même une excuse sur un plateau, celle de la fatigue !!!

Enfin, peut-être tout simplement que ces résultats reflètent le vrai niveau de la ligue 1. Tous les autres pays, même les plus pauvres, jouent un football où l’intensité est la base du jeu. Nous, on se contente de bien défendre (et encore !!!), d’être en place, le mot préféré des coachs français. Il suffit de regarder ce qu’avait apporté Conceiçao à Nantes en un peu plus de six mois pour se rendre compte de la différence avec nos entraineurs.

Le début de cette saison de ligue 1 avait fait illusion. Des buts, des retournements de situation, aucun 0-0 après trois journées, on y a cru (ou voulu y croire ?). Mais j’avais dit qu’on en reparlerait quand arriveraient les semaines à deux matchs, quand la pression du résultat deviendrait importante. Voilà, nous sommes en plein dedans. Et finalement, ce n’était qu’un feu de paille.

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