La France dit merci à la technologie

Une pauvre équipe de France s’impose 2-1 contre l’Australie. Mais que ce fut horrible.

La France entamait sa compétition face à l’Australie, adversaire présumé le plus faible du groupe. Pour cela, Deschamps alignait Pavard et Hernandez sur les côtés, Pogba – Kanté – Tolisso au milieu, et la fameuse attaque à 10 milliards de dollars, Griezmann – Mbappe – Dembélé.

Pour les amoureux du seul résultat et de la technologie, la France a donc réussi son match. Pour les autres, c’est juste dégueulasse. Un jeu d’une pauvreté infinie, un penalty accordé grâce à la VAR et un but grâce à la goal line technology. Pour le deuxième, pas de problème, c’est de la technologie mais elle est objective, ou, en tout cas, elle n’est pas sujette à interprétation. Pour le penalty, chacun aura son avis. Donc la VAR n’a rien réglé. On espère juste que maintenant qu’elle est là, elle sera utilisée à chaque action litigieuse et de la même façon pour les gros pays et les petits.

A part ça, deux ans de matchs de qualification puis trois matchs de préparation pour proposer cela, c’est juste grave. En fait, Deschamps ne sert à rien puisqu’il ne fait qu’aligner des noms ensemble. Désolé, mais ça, tout le monde peut le faire. Le style de l’équipe de France ? Le résultat et c’est tout.

Les français ont dû oublier qu’aujourd’hui, la fibre existe parce qu’eux sont restés au modem 56K en ce qui concerne les transmissions. Comment peut-on mettre si peu d’intensité dans les passes ? Défensivement, le peu de fois où les australiens sont venus dans le camp français, il y a eu danger. La charnière ne rassure pas et heureusement que Lloris fait l’arrêt qu’il faut sinon c’étaient les australiens qui auraient pu mener au score. Et que dire de la main d’Umtiti ? Ridicule.

Au milieu, les français ont été nuls. Trois milieux défensifs contre l’Australie, est-ce nécessaire ? Oui, puisque la France ne propose rien. Non, si l’entraineur est capable d’évoluer de différentes façons et a fait ce qu’il fallait pour préparer son équipe et pas juste écrire les noms sur la feuille de match. Alors oui, Pogba a marqué, mais son match fut catastrophique. Avec lui, Tolisso avait pris la place de Matuidi. Il n’a rien apporté. Encore une fois, l’ancien parisien est discuté, comme au PSG. Mais quand il n’est pas là, on voit la différence, parce que même avec son déchet technique, il aurait apporté sa combativité, son pressing et surtout ses prises de profondeur, ce qu’aucun milieu n’a fait.

Et puis, il y a donc l’attaque d’extraterrestre, la plus chère du monde paraît-il. Et comme tout le monde le sait, le prix d’un transfert fait le niveau d’un joueur !!! Cette attaque n’a aucun automatisme, aucune cohérence. Elle joue à l’image de ce qu’on fait à la formation dans les clubs français: des actions individuelles, aucune intelligence, aucun échange, aucune combinaison. Certains joueurs devraient penser à jouer, à progresser, à essayer de comprendre le jeu plutôt que de donner des interviews pour s’inventer un statut, une ambition. Mais bon, c’est le nouveau football: plus on parle pour dire des conneries, plus on est considéré comme un grand joueur.

Griezmann devrait être le leader de cette équipe. Il a été transparent. Mbappé ? A l’image de ce qu’il fait au PSG, c’est à dire des actions individuelles, des gestes superflus et inutiles. Il surjoue encore et toujours. Si personne ne le recadre, et vite, il va se perdre. Quant à Dembélé, il a raté tout ce qu’il a entrepris.

Le coaching de Deschamps ? Classique. Giroud et Fekir sont entrés les premiers, à la place de Dembélé et Griezmann puis ce fut Matuidi à celle de Tolisso.  Du poste pour poste !!! Normal pour un entraineur sans idée. OK, la France a marqué après ses changements, mais dans le contenu, ça n’a rien changé.

Encore une fois, la France n’a rien montré. Et ils ont osé nous expliquer que chaque match est compliqué, que c’est la coupe du monde. Quelle blague !!! Alors, il paraît que seule la victoire compte. Avec la pauvreté du jeu proposé, Deschamps n’a donc pas d’autre issue que de remporter la compétition. C’est la contrainte quand on mise tout sur le seul résultat. Toute autre issue sera un échec. Rendez-vous jeudi contre le Pérou, un adversaire supérieur à l’Australie.

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