Le casse-tête du troisième match

Le troisième match est souvent un casse-tête pour les coachs. Mais y a-t-il vraiment une bonne gestion ?

Certains pays son déjà qualifiés avant même le troisième et dernier match de poule. Evidemment, c’est mieux que de jouer tout sur ce dernier match. Pourtant, la gestion de cette rencontre est un problème pour les coachs.

Certains pensent que c’est le moment de faire tourner. Oui car cela permet de donner du temps de jeu à certains, ce qui pourrait s’avérer déterminant pour la suite en cas de problèmes (blessure, suspension). Les inconvénients sont pourtant nombreux. En cas de défaite, vous pouvez être deuxième et donc tirer un premier de poule. Vous stoppez également une spirale, et même si elle l’est à cause des remplaçants, il n’est jamais bon de perdre une rencontre. D’ailleurs, une défaite pourrait également avoir un impact sur les remplaçants qui peuvent alors se dire « c’est mort, on ne jouera plus sauf catastrophe !!! ». Enfin, les titulaires qui auront soufflé auront eu plus de huit jours sans jouer. J’ai toujours dit que le rester dans le rythme était plus bénéfique que se reposer. J’en reviens toujours à mon exemple du PSG qui avait perdu à Lyon un de ses seuls matchs de la saison alors que c’était une semaine à une seule rencontre. De même, la seule fois où le PSG a eu plus de temps que Chelsea pour préparer ses matchs de coupe d’Europe, c’est la seule fois où ils ont été éliminés par les anglais. Alors…

D’autres pensent qu’il ne faut pas faire tourner. Effectivement, cela permet de consolider les automatismes et de ne pas casser la dynamique. En revanche, là aussi, il y a des inconvénients. Si un joueur prend un carton et est suspendu pour le huitième de finale ou s’il se blesse. On ne peut pas prévoir cela. De plus, en cas de défaite, comment le groupe va réagir ? Ceux qui n’ont pas joué mais aussi ceux qui ont joué ? Enfin, ceux qui n’ont pas joué vont-ils décrocher mentalement ? Si vous ne faites pas tourner, vous envoyez le message aux « coiffeurs » qu’ils sont là pour rien. Et si vous en avez besoin en quart de finale, que cela fait près d’un mois qu’ils n’ont pas joué, qu’attendre de leur prestation ?

En fait, en plus de la préparation et de tout le domaine tactique et athlétique, c’est aussi lors de ce troisième match de poule que le travail de l’entraîneur prend tout son sens. En 2014 et 2016, Didier Deschamps avait fait tourner environ la moitié de l’équipe et on se souvient combien la France avait souffert pour éliminer le Nigéria et l’Irlande en huitième de finale des deux compétitions. Lors des premières périodes notamment, on avait bien senti le manque de rythme de l’équipe. Avec l’expérience, l’entraineur doit se servir de ce qu’il a vu et vécu pour prendre la meilleure décision. La seule certitude, c’est que, quoi qu’il arrive, sa décision sera validée par l’issue du huitième de finale. Alors, bon courage !!!

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