le foot sud-américain est malade

Le football sud-américain est en régression. Plusieurs raisons expliquent cela.

En regardant les dernières Copa America, mais aussi quelques matchs des championnats argentins ou brésiliens, on se rend compte que le football sud-américain vit des heures compliquées. Il y a moins de technique, moins de créativité, moins de folie.

On ne va pas mentir, toutes les copa américa ne sont pas d’un niveau exceptionnel, mais quand même. Evidemment, le fait que de nombreux joueurs évoluent en Europe n’est pas anodin à cette transformation des sélections. Mais il n’y a pas que cela. Il existe deux raisons essentielles à ce changement.

La première, c’est que pour gagner de l’argent, les clubs doivent exporter. Pour exporter plus vite et plus cher, on a donc essayé de créer un joueur plus européen, plus athlétique, plus costaud. On a donc délaissé, pendant la période de formation, la créativité, la technique, la folie pour axer le travail sur la puissance.

Les joueurs sud-américains ont donc délaissé ce qui faisait leur force pour se rapprocher du joueur européen. Or, pourquoi aller chercher un joueur à l’autre bout du monde, avec le doute sur son acclimatation à l’Europe, alors qu’il ressemble aux centaines de joueurs déjà sur le continent ?

Mais la deuxième raison est la plus importante. Les clubs doivent faire face à une économie en difficulté. Pour palier à cela, ils ont décidé de transformer les centres de formation en académie payante. Et ça change tout.

Alors qu’avant, on allait chercher des gamins dans la rue pour leur offrir un cadre, ce sont désormais les enfants de familles aisées qui ont accès aux académies. Automatiquement, ces enfants sont moins doués techniquement que le joueur de rue, mais il est plus discipliné et surtout, il permet au club une rentrée d’argent assuré grâce aux montants élevés des cotisations.

Si on ajoute à cela la corruption, les agents qui pour un bon joueur vendu en place trois autres, les sélections offertes à des joueurs plus que moyens par complaisance avec un dirigeant de fédération ou un agent qui reversera une prime cachée, et même si ces derniers éléments ont toujours existé, vous avez un football qui se perd, qui n’a plus d’identité et surtout, qui ne progresse plus.

On ne va pas faire les vieux cons, nostalgiques, le fameux « c’était mieux avant », mais quand on a vu jouer Zico, Socrates, Ronaldinho, Robinho, Ronaldo, Careca, Maradona, Redondo, Branco, Romario, Bebeto, Aldair, Mauro Silva, Rivaldo, Ortega, Aimar, Batistu ou La Colombie de Maturana, peut-être un des plus beaux jeu des trente dernières années, et je m’arrête là car la liste est trop longue, alors on peut quand même le dire: « C’était mieux avant ».

1 Comment

  1. Quel intensité et quel qualité technique des Péruviens, ils ont fait des belles combinaisons, Edison Flores est irrégulier en club mais en sélection, il est souvent très bon, vif, rapide, bonne conduite de balle, Guerrero a été fabuleux, une facilité technique et une vision du jeu incroyable et Gallese le gardien qui était Apoula Edel contre le Brésil et qui est devenu Lev Yachine contre le Chili. Bravo au sélectionneur Argentin Garreca qui fait des miracles avec cette sélection depuis des années, il ferait du bien à l’Argentine pour voir un collectif évoluer, je dis ça, je dis rien.

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