Le miracle parisien

Après avoir été menés 2-0, les parisiens ont trouvé les ressources pour aller arracher un match nul à Madrid. Mais au-delà du résultat, le contenu est quand même inquiétant, ou en tout cas il pose de sérieux doutes sur la capacité de Tuchel à faire progresser son équipe.

Le PSG se rendait à Madrid pour un match finalement sans enjeu majeur pour les deux équipes. Au coup d’envoi, le Réal était finalement qualifié suite au match nul de Bruges à Galatasaray 1-1. Quoi qu’il arrive, l’attente était du côté de la composition de Thomas Tuchel. Neymar est sur la banc, l’allemand décidant de rester fidèle à son 4-3-3 et Marquinhos devant la défense. En face, Zidane a choisi de titulariser Isco à la place de la révélation du début de saison, Rodrygo.

Paris démarre bien avec quelques situations, notamment sur des accélérations de Mbappé. Mais très vite, le Réal va prendre le dessus. Paris manque alors de tout: d’agressivité, d’intensité, d’envie de récupérer le ballon. Les parisiens ne font que reculer, à tel point que Marquinhos est souvent écrasé sur sa ligne défensive. Et sur la première vraie action des madrilènes, les parisiens vont se faire transpercer, et malgré la première tentative d’Isco sur le poteau, c’est Benzema qui va prendre le temps d’ajuster Navas et ouvrir le score.

Heureusement pour le PSG, Navas est bien présent car l’addition pourrait être bien plus lourde. Juste avant la pause, Icardi est déséquilibré par Courtois. Penalty et carton rouge, en tout cas c’est ce qu’on croit à ce moment-là. Mais la VAR va s’occuper de sauver le grand Réal Madrid. Remontant assez loin dans l’action, celle-ci va trouver une faute de Gueye sur Marcelo au début de l’action. Sanction annulée. Je rappelle que l’an dernier, face à l’Ajax, le but néerlandais avait été validé après que la VAR soit intervenue plusieurs minutes pour essayer de trouver que le ballon, 35 secondes avant le but, était sorti en touche d’1mm.

A la pause, Paris est mené 1-0 logiquement mais ce penalty, même contre le cours du jeu, pose la question de la fameuse justice grâce à la VAR. Elle n’existe que pour les clubs historiques, comme l’arbitrage avant en fait.

Au retour des vestiaires, Tuchel décide de sortir Gueye, transparent, pour faire entrer Neymar. Après un quart d’heure en seconde période, ça ne change pas grand-chose. Les parisiens sont mangés et pourtant, on n’a pas l’impression que le Réal soit à fond. Et c’est Navas et Silva qui permettent au PSG  d’espérer encore un peu.

Offensivement, les parisiens font leur numéro chacun leur tour mais il n’y a ni échange, ni mouvement ni rien du tout. Quand à leur travail défensif, c’est au-delà du manque de respect.

Tuchel, toujours pas de coaching

Comme d’habitude, à la 70èmeminute, Thomas Tuchel ne modifie rien. Parce que l’entrée de Neymar, ce n’est pas un choix, c’est juste le minimum. C’est finalement la confirmation que l’allemand n’a aucune prise sur son équipe tant au niveau tactique que mental. A un quart d’heure de la fin, c’est finalement Icardi et Di Maria qui sont remplacés par Draxler et Sarabia. Donc pas de Cavani. Tuchel a donc décidé de se passer de l’uruguayen quoi qu’il arrive.

Logiquement, à dix minutes de la fin, Benzema va doubler la mise de la tête sur un superbe service de Marcelo. Pratiquement sur l’engagement, Meunier est trouvé côté droit. Mbappé profite de la mésentente entre Varane et Courtois pour réduire le score. Deux minutes plus tard, coup de théâtre. Neymar décale Bernat. Le centre de l’espagnol trouve Draxler dont la frappe est contrée, mais le ballon arrive sur Sarabia qui frappe et égalise. C’est un miracle.

Jusqu’à la fin, Paris va trembler, comme sur ce coup franc de Gareth Bale sur le poteau. Mais finalement ce score nul scelle le sort de cette poule. Paris terminera premier et le Réal deuxième.

Paris a plus que souffert. Encore une fois, Thomas Tuchel n’a pas trouvé les mots pour motiver ses joueurs. Encore une fois, ses joueurs n’ont pas mis l’intensité nécessaire à la ligue des champions. Alors ok, Sarabia est un coaching gagnant puisqu’il a marqué. Mais les changements ont de nouveau été trop tardifs. Pourquoi avoir un banc aussi fourni pour ne s’en servir que dix minutes dans une sorte de « je fais les changements pour dire que j’ai utilisé les trois changements ».

Collectivement, le PSG a été mangé. Marquinhos qui s’écrase sur sa défense, évoluant même parfois plus bas que Silva. Le manque de pressing, de défendre en avançant, des joueurs offensifs qui ne travaillent pas, c’est un problème.

Alors oui, ils ont réagi et réussi à aller chercher un point. D’abord grâce aux erreurs conjuguées de Courtois et Varane. Puis grâce à Sarabia. Mais il y a beaucoup de lacunes à soulever ce soir. Le match de Mbappé venu se donner en spectacle. L’entrée de Neymar, qui a montré son mécontentement à Tuchel en abusant des dribbles. Le match de Di Maria, après une quatre bons mois. Le match de Kimpembe mais aussi celui de Marquinhos au milieu. Heureusement, il y a eu un énorme Navas. Le costaricain a prouvé qu’il était enfin le gardien qui manquait au PSG. Silva a montré qu’il était actuellement le meilleur défenseur du club actuellement.

Du côté du Réal, évidemment, comment ne pas mentionner Benzema. Buteur, passeur, des déplacements intelligents, des gestes de grande classe. Le français a été énorme. Kroos a également été bon, bien aidé par le très bon Valverde. Mais on pourrait aussi parler de l’entrée de Modric. La différence d’attitude entre lui et Neymar, c’est la différence qui existe entre un club qui a gagné la ligue des champions et un autre qui pense qu’additionner les pseudos-stars fait gagner.

 

Homme du match:

Navas: 9. Sans lui, Paris perdait, et largement. Le PSG s’est trouvé un gardien. C’est au moins ça.

Les notes des joueurs

Meunier: 4. En difficulté face à Hazard, il a au moins eu le mérite de centrer sur le réduction du score.

Silva: 6. Heureusement qu’il est intervenu pour couper de nombreux ballons. Le seul au niveau de la ligue des champions.

Kimpembe: 3. Des erreurs de placement, de relance, de lecture de jeu. C’était le Kimpembe de la saison dernière.

Bernat: 4. En grande difficulté tout le match, il n’a pas apporté offensivement, sauf sur le centre qui amène finalement l’égalisation.

Marquinhos: 3. C’est définitivement pas son poste. Il semble même de plus en plus en difficulté au fur et à mesure des matchs.

Geuye: 2. Transparent et remplacé à la pause. Le vrai Gueye, c’est celui du match aller ou celui de ce soir ?

Verratti: 4,5. Oui, il a été moins bon que d’habitude. Mais c’est le seul capable de sortir des pressings.

Di Maria: 3. Transparent, il n’a rien réussi offensivement et n’a même pas fait le boulot défensif. Un match à oublier pour un des meilleurs parisiens du début de saison.

Icarrdi: 3. La faute qu’il subit aurai du permettre au PSG de faire match nul à la pause. Mais il commence surtout à montrer des signes d’agacement sur l’abus d’action  individuelle de Mbappé.

Mbappé: 3,5. Il a marqué et relancé le PSG. A part ça, il a joué seul. Ce soir, il n’était pas venu jouer avec le PSG mais il était venu se montrer.

Neymar: 3,5. Il est entré pour jouer seul, sûrement fâché d’avoir été remplaçant. Il décale Bernat sur l’égalisation.

Sarabia: Une bonne entrée. Il travaille défensivement et en plus il égalise d’une très belle frappe. Pourquoi a-t-il disparu des plans de Tuchel depuis quelques temps ?

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.