Le Réal champion d’Espagne

Le Réal Madrid a été sacré champion d’Espagne 2020. Un titre qui intervient alors qu’en octobre, tout était en place pour le limogeage de Zidane. Comme quoi…

En octobre, alors que le Réal Madrid souffre, la rumeur du limogeage de Zinedine Zidane en cas de défaite contre Galatasaray, enfle de plus en plus. C’est peut-être même plus qu’une rumeur. Le Réal Madrid l’emporte, Zidane reste sur le banc. Neuf mois plus tard, l’ancien numéro 5 merengue est champion d’Espagne, et toujours en course en ligue des champions, même si ça s’annonce compliqué face à City (défaite à domicile 1-2 à l’aller).

Avant l’arrêt de la liga, il restait 11 matchs à jouer et le Barça était en tête avec deux points d’avance. Les deux équipes ne produisaient pas un football de rêve, mais elles prenaient les points. La question était alors : qui va le mieux gérer cette pause forcée et la reprise. Et ce fut le Réal Madrid.

Lors de cette reprise, le Barça a continué à enchainer les prestations moyennes, mais en perdant des points. Le réal, de son côté, n’a pas non plus brillé par un football flamboyant. En revanche, ils ont gagné tous leurs matchs, en s’appuyant sur les cadres, les anciens.

Encore une fois, les certitudes volent en éclat devant le football. Il fallait tout changer dans l’équipe. Ce sont les anciens qui se sont imposés dans la dernière ligne droite. Ramos est redevenu le monstre qu’il a très souvent été. Au milieu, alors que Valverde avait réalisé une grosse première partie de saison, ce sont Casemiro, Kroos et Modric qui ont élevé le niveau. Et devant, Benzema a fait le reste.

Il fallait virer Zidane. En le gardant, le Réal a refait son retard et est champion. En face, le Barça a remercié Valverde, mais ça n’a rien changé. Comme quoi, les certitudes, dans le football…

Benzema, 10 matchs au top

Depuis le départ de Ronaldo, Karim Benzema a pris une nouvelle dimension dans le jeu madrilène. Avant, il était très bon, mais au service de Ronaldo. Aujourd’hui, il est excellent mais au service du jeu. Décrochage, prise de balle, intelligence de déplacement et efficacité devant le but, le français a étalé toute la panoplie du joueur complet, ne rechignant pas à effectuer le travail défensif. Il répète souvent qu’il est un numéro 9 avec une âme de 10. Cette saison, il a été le numéro 9 et le numéro 10 de l’équipe, masquant très souvent les prestations moyennes de Hazard, Rodrygo ou Vinicius. Et il est encore en course pour la place de pichichi. Ce serait une belle récompense.

Encore une fois, le débat tournera autour des productions collectives de l’équipe et du fameux « le résultat ou le spectacle ». Est-ce que dire qu’on est en droit d’attendre plus du Réal est dérangeant et remet en cause leur titre ? Évidemment, non, c’est juste une question de sensibilité. Est-ce que dire que le Réal a profité de la faiblesse du Barça remet en cause le titre ? Non plus, c’est juste un constat.

Toujours est-il que Zidane continue d’empiler les titres, saison après saison. Les joueurs semblent ne jamais vouloir le lâcher, prêts à tout pour lui et avec lui. Parce que c’est peut-être là, la grande différence avec beaucoup d’entraineurs : le français semble faire partie de son groupe. Il est avec ses joueurs et non pas un entraineur plus les joueurs.

Il a aussi cette force de concerner tout le monde. A part quelques joueurs intouchables (Varane, Ramos, Benzema), à chaque match, il n’hésite pas à changer plusieurs joueurs, à modifier la configuration et les rôles de chacun (à trois, à quatre et parfois à cinq au milieu). Il a même fait évoluer le rôle de Casemiro sur certaines séquences de possession.

Désormais, le Réal va pouvoir se projeter vers son huitième de finale retour de ligue des champions à City, le 7 août prochain. Il faudra y réaliser un exploit, mais tout est possible. Mais comme l’a dit Zidane, gagner la liga, un marathon de 38 journées, ça récompense la régularité, et c’est plus important et plus fort que de gagner la C1 où il n’y a que 12 ou 13 matchs à jouer. La saison est donc déjà réussie.

1 Comment

  1. Si Zidane a dit que gagner le championnat c’est plus fort que de gagner une coupe d’Europe , heuuu… Il oublie sans doute que la Liga sert surtout à proposer des sparring-partners destinés à se faire défoncer par le Barça ou le Real.
    Il a une circonstance atténuante : il y a une trentaine d’années , en Angleterre ou en Italie , gagner le championnat local avait plus d’importance que gagner une coupe d’Europe , même une C1.
    Son passage à la Juve a dû le marquer trop fort , ou bien il a juste fait de la com’.

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