Le Réal, encore une fois

Pour la troisième fois de suite, et après avoir fait match nul 2-2 à domicile face au Bayern, le Réal est en finale. Mais que ce fut dur, encore une fois.

On s’attendait à un gros match. Et on l’a eu. Ce Réal – Bayern a répondu aux attentes. Pour cette rencontre, Benzema était de retour en attaque et Casemiro sur le banc, remplacé par Kovacic. Mais surtout, parce qu’il n’a pas vraiment le choix, Zidane aligne Vasquez latéral droit, poste qu’il a découvert les 20 dernières minutes du match aller. En face, le Bayern s’aligne en 4-2-3-1 avec Tolisso titulaire au milieu à la place de Martinez.

D’entrée, le Bayern refait une partie de son retard. Kimmich est à la réception d’un centre de Müller que Ramos ne réussit pas à dégager. Buteur à l’aller, le latéral droit allemand l’est de nouveau au retour. 1-0 après seulement deux minutes.

Mais le Réal va réagir rapidement. Dès la 11ème minute, Marcelo contrôle un superbe renversement de jeu. Il centre parfaitement au deuxième poteau pour un Benzema oublié par Alaba. Le français égalise de la tête. 1-1.

Le Bayern va alors dominer le reste de la première période, avec agressivité et justesse, se créant des occasions, mais manquant d’efficacité. Un accrochage très limite de Ramos sur Lewandowski, puis une main de main de Marcelo sur un centre de Kimmich ne seront pas sifflés. Après l’aller et la poussette dans le dos de Carvajal sur Lewandowski, et l’an dernier, l’expulsion injuste de Vidal et la validation de deux buts hors-jeu de Ronaldo, ça fait quand même beaucoup. Bref…

La seconde période redémarre à peine que Tolisso passe en retrait vers Ulreich. Le gardien allemand semble vouloir se saisir du ballon à la main puis il réagit et bugge complètement. Il laisse passer le ballon et Benzema en profite pour inscrire le doublé. 2-1.

Mais le Bayern ne baisse pas les bras et continue d’attaquer. Alaba frappe, mais Navas repousse. Nouvelle bousculade de Ramos sur Lewandowski, toujours rien. Hummels frappe, Navas repousse, puis c’est Ramos qui suave devant Süle. Entre temps, Ronaldo, sur un service de Marcelo, manque le 3-1. C’est finalement Rodriguez qui va égaliser et redonner de l’espoir à son équipe. 2-2.

Le suspense est à son maximum. Un but enverrait le Bayern en finale. Navas, énorme ce soir, va encore sauver son équipe sur une frappe de Tolisso. Puis, c’est Rodriguez qui ne va pas réussir à frapper sur un centre en retrait de Ribery. Dans le temps additionnel, Müller s’élève plus haut que Marcelo, mais sa tête est de nouveau sortie par le gardien madrilène. C’est fini. Le Réal de Zidane se qualifie pour sa troisième finale consécutive. C’est juste exceptionnel.

Encore une fois, je ne vais pas faire dans l’originalité. Le Réal a été mangé dans les grandes largeurs. Il ne doit son salut qu’à la solidarité de ses joueurs et à un Ramos monstrueux derrière et à un Benzema d’une efficacité diabolique ce soir. Les madilènes, depuis les huitièmes de finale, c’est donc un match maitrisé, au retour au Parc des Princes. C’est domine 70 minutes à Bernabeu face au PSG. C’est 100% d’efficacité à Turin dans un match où ils auront été bougés une heure. C’est un match retour face à la Juve où ils n’auront existé que dans le temps additionnel et le penalty de la qualification. C’est une équipe archi dominée à Munich mais qui repart avec une victoire grâce à 100% d’efficacité. Enfin, c’est deux buts en trois occasions ce soir, dont une offerte par le gardien du Bayern et des décisions arbitrales très suspectes. Quand en plus, Ronaldo est transparent, que Vasquez fait ce qu’il peut à un poste qui n’est pas le sien, on se demande comment le Réal peut encore être en finale ?

C’est simple, il y a trois éléments essentiels: Zidane, l’efficacité et la solidarité. Zidane, parce que l’entraineur français a une chance qui frôle l’insolence. Même si je continue de dire que tactiquement, il ne propose rien, sa sérénité et ce qu’il a créé avec ses joueurs sont des atouts indéniables aux victoires de son équipe. Quand on voit le comportement de Vasquez aligné latéral droit, on comprend que les joueurs sont à sa totale disposition. Dans cette période de football business et égoïste, c’es déjà énorme. L’efficacité, parce que le Réal, depuis les huitièmes de finale a converti plus de 70% de ses occasions. Autant dire que si vous ne marquez pas sur vos occasions, ils vous punissent. Enfin, la solidarité que l’équipe dégage, quand même un Ronaldo vient défendre sur les derniers ballons, on ne peut que féliciter les madrilènes. Comme quoi le foot… Comme quoi la tactique…

Le Bayern est donc, encore une fois, passé tout près. Des occasions, ils en ont eus. De l’intensité, ils en ont mise. De l’impact, pareil. Mais voilà, il leur a manqué une chose essentielle: l’efficacité. Alors oui, Navas a été énorme, mais les munichois auraient du convertir plus d’occasions. Tolisso a été bon pendant la première période, avant d’être plus intermittent en seconde période. Ribery a confirmé sa forme de l’aller en étant un poison constant pour la défense madrilène. Alaba a prouvé qu’il avait manqué au match aller et Kimmich a confirmé que c’était vraiment un excellent joueur. La déception, c’est Lewandowski. Il ne s’est pas créé de franches occasions, et il a eu du mal à exister même dos au jeu.

En tout cas, on a assisté de nouveau cette saison en C1, à une rencontre d’un niveau et d’une intensité exceptionnelle. Espérons que le Roma – Liverpool sera du même niveau que les derniers matchs de la compétition.

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