Ligue 1: C’est toujours aussi ennuyeux

Avec la trêve internationale, petit retour sur les deux premiers mois de compétition en ligue 1. Un championnat dans lequel on s’ennuie et qui est en train de chuter tranquillement.

On ne va pas se mentir, les trêves internationales, on n’aime pas ça. Beaucoup de matchs amicaux pour les sélections, des matchs qualificatifs aux compétitions continentales sans véritable enjeu. Bref, deux semaines à s’ennuyer. Mais ça permet de faire un premier bilan.

Globalement, la ligue 1, c’est toujours aussi peu passionnant dans le jeu. Les équipes sont organisées, ça marque peu, ça ne crée pas grand-chose. Ce qui égaye un peu les choses, ce sont les surprises de début de saison. Ca plait quand un petit vient se glisser dans le haut du tableau parmi les (pseudo) gros. Tout est relatif puisqu’il n’y a que six points d’écart entre le dernier, Metz, et le sixième, Reims.

La nouvelle mode, c’est aussi cette tendance à la défense à cinq. Oui, on peut jouer un football offensif et spectaculaire avec trois centraux. Sauf que la plupart des coachs qui l’utilisent s’en servent plus pour se rassurer, parce qu’ils ont des difficultés à défendre que pour s’adapter aux qualités de leurs joueurs ou pour produire plus de jeu sur les côtés.

Evidemment, même s’il a connu déjà par deux fois la défaite, le PSG risque, encore une fois, de plier le championnat rapidement. Pas grand-chose à dire de plus.

Derrière, on a donc Nantes, Angers, Bordeaux et Lille, de la deuxième à la cinquième place. Les nantais qui enchainent les victoires, certes pratiquement toutes par un but à zéro, mais ils sont là. Alors qu’ils s’apprêtaient à vivre une saison compliquée avec le départ d’Halilodzic et Rongier notamment, les canaris ont trouvé l’entraineur qu’il fallait avec Christian Gourcuff. Alors certes, il ne fait pas du pur Gourcuff puisqu’il hérite d’un groupe qu’il n’ pas choisi, mais c’est cohérent et en progrès. A suivre.

Angers, c’était la meilleure attaque au soir de la huitième journée. Une surprise pour une équipe habituée à surtout bien défendre. Un peu plus de technique, un peu plus de jeu, et voilà les angevins en haut du classement. Les girondins de Bordeaux font leur retour en haut de tableau. Un jeu cohérent, basé sur la vitesse, ça suffit pour être quatrième, pour l’instant. Enfin, Lille est cinquième. La perte de Pépé se fait sentir, mais le recrutement d’Osimhen fait du bien. Le problème, ça va être de voir si Ikoné et Bamba, deux des trois offensifs de la saison dernière, vont retrouver leur niveau. Et avec la ligue des champions, le LOSC va aussi perdre de l’énergie. D’ailleurs, leu jeu, basé sur la transition, est beaucoup plus lisible que la saison dernière, où ils avaient profité de l’euphorie de Pépé pour plier certains matchs.

Le milieu de tableau

En vérité, il n’y a pas de ventre mou puisque suivant que vous enchainiez deux victoires ou deux défaites, vous pouvez passer de sixième à dix-septième, c’est dire. Pour certains, les optimistes, cette homogénéité est un bon point. Pour d’autres, comme moi, ça montre la faiblesse du championnat. Bref.

L’OM est donc huitième. Cette équipe, qui avait bien démarré, marque le pas. Les absents ont fait mal et prouve que Villas-Boas va avoir besoin de son effectif complet pour faire une bonne saison. Et heureusement que Benedetto s’est adapté tout de suite sinon l’OM pourrait être encore plus mal.

Nice n’a pas réglé ses problèmes offensifs et doit trouver la bonne formule pour profiter de ses recrues, notamment Ounas et Dolberg. Que dire de Rennes. Vingt-six matchs et seulement sept victoires. Julien Stéphan n’a plus la clé. C’est toujours la différence entre analyse du résultat et du contenu. Rennes produit les mêmes prestations que la saison dernière. Mais comme il n’y a plus les victoires au bout, on voit mieux les lacunes.

Plus bas, St-Etienne est remonté depuis sa victoire dans le derby. Les verts ont perdu deux mois avec Printant. Mais dans ce championnat, malgré un départ catastrophique, les verts ne sont qu’à quatre points de Lille. Sans commentaire. Avec l’arrivée de Puel, les verts peuvent en tout cas espérer un retour vers la première partie du tableau, un classement plus en rapport avec l’histoire et le budget du club.

Lyon donc, battu dans le derby, effectue son plus mauvais début de saison depuis 1996. Une éternité. Un entraineur perdu, des joueurs à l’attitude insupportable. Tout est réuni pour que les lyonnais vivent une saison catastrophe. (http://parlonsbienparlonsfoot.fr/sylvinho-ecarte-cest-quoi-la-suite/).

Toulouse va finir par y aller

Monaco continue d’enchainer les recrues incohérentes. Du monde devant mais personne derrière. Ca donne une équipe qui doit marquer quatre buts pour remporter un match. Et même si Slimani et Ben Yedder font plus que le travail, c’est injouable. Après avoir flirté avec la relégation, attention de ne pas se retrouver vraiment en ligue 2.

Ce sera peut-être le cas de Toulouse. Les violets sont de plus en plus mauvais. Arrivé plein de bonnes intentions, Casanova ne trouve pas de solution, ne montre aucun progrès dans le jeu.  Peut-être que s’il est remercié, le TFC prendra Baup, Girard ou un autre de ces entraineurs estampillés ligue 1. En tout cas, les toulousains vont finir par y aller.

Pour Metz et Dijon, pas de surprise, c’est la saison attendue. Et l’issue ne devrait pas en être autrement. Au mieux, pour eux, ce sera la place de barragiste.

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