En ligue 1, tout est encore ouvert

A cinq journées de la fin du championnat, le suspense est partout. Est-ce une preuve de bonne santé ou plutôt de nivellement par le bas ?

Le titre de champion, c’est fait. Pour le reste, rien n’est joué. Que ce soit pour la ligue des champions ou le maintien, il peut tout se passer.

La course au podium

La défaite de Monaco à Paris (7-1) risque de compter. Même si les joueurs ne veulent pas le reconnaître, une telle claque pèse sur le mental des joueurs. Depuis quelques semaines, les monégasques ont du mal. Mais surtout, ils voient leur avance sur l’OM et Lyon fondre. Avec seulement 4 points d’avance à cinq journées de la fin, rien n’est joué.

Lyon revient fort. Passé devant l’OM, les lyonnais ont désormais Monaco dans leur viseur. Avec une grosse fin de saison, ils pourraient chiper la deuxième place alors qu’il y a quelques semaines, même la troisième paraissait loin.

Pour l’OM, c’est plus compliqué. Les marseillais sont encore en course en Europa League, compétition dans laquelle ils affronteront Salzbourg en demi-finale. Une opportunité d’atteindre la finale en évitant Arsenal et l’Atlético. En championnat, ils sont à égalité de point avec Lyon, dépassé à la seule différence de buts. Eux aussi peuvent donc espérer encore attraper la troisième place, mais aussi la deuxième, à 4 points des monégasques. La gestion de la fatigue sera déterminante. Mais on voit bien que ne pas balancer une compétition et gagner des matchs, c’est la meilleure récupération possible pour des joueurs. Comme quoi, jouer tous les trois jours n’est pas une excuse valable. Tout est dans la tête.

L’europa league

Avec la victoire du PSG en coupe de la ligue, la cinquième place est qualificative pour la C3. Et si le PSG venait à remporter la coupe de France, la sixième le deviendrait. Du cinquième au douzième, il n’y a que cinq points d’écart. Ce n’est quand même pas bon signe pour la ligue 1. Dans aucun des grands championnats, autant de clubs sont encore concernés par les places européennes, mais surtout, aucun des cinquièmes ne possèdent si peu de points.

L’exemple de Bordeaux est significatif. Décroché à la trêve, ils se sont relancés au changement d’entraîneur grâce à seulement trois victoires. Puis, ils se sont écroulés de nouveau et juste en gagnant de nouveau ce week-end, ils peuvent espérer accrocher une place européenne. D’ailleurs, c’est amusant la façon dont on analyse la saison des uns et des autres. Alors qu’on pense que Rennes fait une bonne saison et que Bordeaux en fait une très moyenne, seulement 4 points séparent ces deux équipes. Et quand on voit que même Dijon, 12ème, est concerné par cette lutte, ça fait peur.

La descente

Angers et Amiens sont les deux seules équipes qui ne jouent (presque plus rien). Avec 8 points d’avance sur Lille, barragiste, et avec six équipes concernées par le maintien, ces deux clubs ne devraient pas vivre de catastrophe.

En revanche, de Caen (35 points) à Troyes (29), six équipes peuvent avoir peur. Même Metz, alors condamné par beaucoup de monde, est revenu à quatre points de la place de barragiste. Le maintien devrait se jouer autour de 35-36 points, soit un des plus faibles de l’histoire de la ligue 1.

Alors même si mathématiquement ces six équipes sont concernées, Toulouse, Lille, Troyes et Metz sont quand même les plus probables. Troyes n’avance plus. Menant contre l’OM, les troyens n’ont pas réussi à tenir jusqu’au bout pour prendre 1 point qui leur aurait permis de reprendre la place de barragiste à Lille.

Mais que dire de Lille ? Des buts casquettes, des buts dans les dernières minutes, ça leur arrive régulièrement. Mais ce week-end, c’est la goutte d’eau. Les nordistes menaient 2-0 à la 90ème minute, mais ils vont trouver le moyen d’encaisser deux buts dans le temps additionnel. Lille est victime de la peur de gagner. J’en avais parlé dans un papier (http://parlonsbienparlonsfoot.fr/peur-de-gagner-ca-existe/). Pour ceux qui connaissent le mental des joueurs, sortir de cette psychose, c’est extrêmement difficile. Sur les prochaines journées, chaque fois qu’ils mèneront au score, quand la fin du match approchera, les lillois seront tétanisés, se persuadant presque qu’une galère va arriver… Et ça leur arrivera. Le problème de Lille, contrairement à Metz ou Troyes, c’est qu’une descente serait presque synonyme de disparition du club. Ca ajoute donc à la pression déjà existante.

La ligue 1 est un championnat compliqué parce que les équipes ne jouent pas pour gagner mais pour ne pas perdre. Les espaces sont extrêmement réduits, et à part deux ou trois clubs, tout le monde peut battre tout le monde. On y reviendra en fin de saison lors du bilan, mais je ne pense pas que ce soit signe de bonne santé !!!

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