L’OL fait chuter Paris

Lyon inflige au PSG sa première défaite de la saison. Sans Neymar, ce PSG ne vaut pas grand-chose.

C’était le choc de cette journée, mais aussi une sorte de test pour les deux équipes avant les huitièmes de finale de la ligue des champions où les rhodaniens affronteront le Barça et les parisiens, United.

Genesio aligne une équipe avec quatre défenseurs et Fekir en soutien de Traoré, Depay et Dembélé. Tuchel aligne Kehrer à droite, Alves plus haut et donc Marquinhos et Draxler au milieu.

Le début de match est parisien. Plus agressif, plus haut, le PSG est dans son match. Rapidement, Draxler récupère le ballon dans les pieds d’Aouar. L’allemand décale Di Maria qui ouvre le score. Départ idéal se dit-on à ce moment-là.

Mais voilà, l’OL choisit ses matchs et ce soir, c’est un match pour se montrer. Les joueurs de Genesio grimpent de deux crans, récupèrent le ballon rapidement. Les occasions se multiplient et Aréola retarde l’échéance grâce à des arrêts de grande classe. Mais le gardien parisien va plomber sa mi-temps. Sur un centre de Dubois, Aréola hésite à sortir, reste cloué au sol et est devancé par Dembélé. 1-1 et c’est logique.

Juste avant la pause, Paris a une dernière occasion mais Denayer sauve, de la tête, la frappe de Di Maria. 1-1 à la pause.

Dès la reprise, Dembélé défie Silva et s’écroule. Penalty. Fekir transforme et donne l’avantage à son équipe. 2-1. On pourra discuter sur la faute mais avec M. Turpin, Paris a l’habitude avec cet arbitre.

Paris se réveille un peu, mais c’est stérile. L’OL défend bien et se projette rapidement pour faire mal aux parisiens. Paris manque de tout: de caractère, de qualité technique, de vitesse de transmission. A tout moment, l’OL peut inscrire un troisième but en contre, alors que, malgré la possession, on ne sent pas les parisiens capables de revenir au score.

Genesio entame le coaching avec la sortie d’Aouar pour Tousart, puis, un peu après Cornet pour Traoré. Tuchel fait, lui, alors, des changements incompréhensibles et très tardifs: Choupo-Moting et Paredes pour Kimpembe et Cavani. Juste avant la fin, Fekir s’en sort bien avec un horrible tacle par derrière sur Paredes. Heureusement, l’arbitre c’était M. Turpin. Oufff !!!!

Tout cela ne bouleverse pas la rencontre. Paris s’incline pour la première fois de la saison et montre ses limites. L’OL continue d’être présent dans les gros matchs et continue de talonner Lille dans la course à la deuxième place.

A Lyon, encore une fois, certains joueurs ont montré de quoi ils étaient capables, dans un choc. Ndombélé a été de nouveau très bon au milieu. Derrière, Denayer a été omniprésent dans les duels et dans sa faculté à contrer les tentatives de frappe des parisiens. Et puis, il y a Lopes. Le gardien lyonnais a sauvé les siens, mais surtout, ils les a soulagé sur quelques sorties aériennes qui ont permis à sa défense de souffler. Devant, Dembélé a été efficace puisqu’il inscrit le but de l’égalisation et obtient le penalty de la victoire. Memphis a travaillé et Traoré a fait du Traoré: capable de faire mal à Bernat, mais aussi capable de se tromper dans ses choix. Enfin, Fekir a su alterner conservation pour soulager son équipe, et transmission rapide pour trouver un de ses trois attaquants. Aouar, auteur de la perte de balle sur le but parisien, a été en-dessous.

Côté Paris, que dire ? Déjà que le PSG a joué un match de U13: une équipe basse en place et des ballons jetés au joueur qui va vite devant. Bien triste !!!

Kehrer a pris la place de Meunier mais pour quelle raison ? Ce joueur est tout juste moyen, ni bon défensivement, ni offensivement, ni dans les duels, ni nulle part. Bernat, après un léger mieux en novembre – décembre, est redevenu catastrophique. Quant à Kimpembe, il est apparemment resté en Russie.

Di Maria a marqué mais encore une fois, son but sauve un match terne. Ce joueur est surcôté. Alvès n’est plus que l’ombre du joueur qu’il a été, en plus d’être à la rue physiquement. Et puis, il y a Mbappé. Vais-je prendre le risque de critiquer un champion du monde de seulement 19 ans ? Evidemment, oui. Le français joue comme quand il était à Bondy: il prend la balle et joue tout seul. Sa frappe de balle ? Horrible. Ses partenaires ? Il ne les voit pas. Il est le prototype de la formation française, avec plus de qualités que les autres, c’est tout. Sans cela, ce serait un nouveau Menez, Ben Arfa. On attend autre chose d’un champion du monde acheté 180M€ et qui touche 9M€ par an, non ?

L’évidence c’est que, n’en déplaise à Sagnol ou Dugarry, Neymar est indispensable à cette équipe. Oui, le brésilien énerve par son comportement, ses provocations, parfois son attitude. Mais aujourd’hui, sans lui, en plus de Verratti, le PSG est une équipe quelconque.

L’OL se testait, après ses deux matchs contre City. Test réussi. Le PSG se testait avant United. C’est un échec. Le PSG n’est plus invaincu et risque, une nouvelle fois, de voir sa saison terminée la première semaine du mois de mars. Les saisons se suivent et se ressemblent…

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