Lucas du siècle

L’Ajax a craqué et ne vivra pas la finale de la ligue des champions, battu pat Tottenham (2-3) au terme d’un nouveau match complètement dingue.

Les néerlandais s’étaient qualifiés en se déplaçant deux fois. Là, ils recevaient au retour après avoir remporté la première manche. On allait donc voir comment ils allaient gérer tout cela.

La première période est moyenne, mais l’Ajax va réussir à mener 2-0 à la pause, grâce à des buts de De Ligt et Ziyech. Mais les joueurs de Ten Hag sont moins bons, moins fluides que d’habitude. La faute à l’absence de Neres ? La faute à la pression de se dire on est tout près de jouer la finale ? En tout cas, on pense tous que l’Ajax a fait le plus dur. Mais cette saison, la ligue des champions est folle.

Pocchetino décide de faire entrer Llorente, et ça va tout changer. L’espagnol va permettre à son équipe de jouer plus haut et de faire reculer les néerlandais dans leurs vingt-cinq derniers mètres.

Juste avant l’heure de jeu, Lucas va permettre aux anglais d’espérer en inscrivant deux buts en quatre minutes. 2-2, si Tottenham marque, il jouera la finale. LE match est tendu, intense. Ziyech va alors trouver le poteau et voir sa deuxième frappe passer à quelques centimètres des buts de Lloris. Le gardien français va également faire les arrêts qui vont permettre aux anglais de rester dans la course. En face, Onana fait lui aussi ce qu’il faut pour retarder l’échéance.

Première erreur dans le temps additionnel. Tadic et Ziyech vont jouer un corner à deux mais le serbe va perdre trop vite le ballon. Puis, pendant une trentaine de seconde, dans la dernière minute, ça va être la bagarre. Aucune équipe n’arrive à maitriser le ballon, qui voyage d’un camp à l’autre, jusqu’à une déviation de Llorente pour Alli. L’anglais dribble et son ballon arrive jusqu’à Lucas. L’ancien parisien va profiter du mauvais positionnement de De Ligt pour trouver l’ouverture et inscrire le but de la qualification au bout du temps additionnel. 2-3. Cruel, beau, magique, tous ces sentiments se mêlent en même temps.

L’Ajax peut s’en vouloir. Après sa victoire de l’aller et le score à la pause, les néerlandais mènent alors 3-0. Mais voilà, c’est la première fois depuis les huitièmes qu’on les sent tendu, incapable de mettre en place leur jeu. Finalement, la pression aura eu raison de cette équipe. En plus d’être gêné par l’impact des anglais, ils ont reculé comme s’ils se disaient alors « bon, on va juste essayer de tenir et profiter de quelques contres ». Mais à force de reculer, ils ont complètement craqué.

Ok, ils ne joueront pas la finale. Dommage, plusieurs joueurs vont quitter le club. Et dommage, ils ne vivront pas le graal ensemble. Mais merci pour tout ce qu’ils ont proposé, apporté au football cette saison. Parce que le résultat ne fait pas tout et cette aventure restera, avec, malheureusement, un goût d’inachevé.

En face, Lucas a donc réalisé un triplé et envoyé son équipe pour la première finale de l’histoire de Tottenham. Alors je sais, les amoureux des chiffres diront qu’il a progressé, que Paris a été bête de le lâcher. Evidemment, c’est faux. Il n’a pas progressé, il est toujours aussi bête et a toujours autant de déchets. D’ailleurs, sans les absents, il n’aurait pas joué ce match. Mais voilà, son coach a su utiliser ses qualités de vitesse pour le replacer dans un rôle plus axial où on lui demande de moins réfléchir, et ça a payé. Bravo !!!

Avec lui, Son a apporté de la percussion. Sissoko a été énorme au milieu. Pour lui aussi, Pocchetino a trouvé le bon poste. Se servir de sa puissance pour le replacer dans l’axe. Contrairement à ce que tout le monde dit, le français ne manque pas forcément de technique, mais sur un côté, il s’entêtait à percuter et avait trop de déchets. Au poste de milieu axial, il joue simple, est capable d’éliminer sans abuser, et là aussi, ça a payé. Son entrée à l’aller avait d’ailleurs fait du bien à son équipe.

Et puis, il y a eu Lloris, décisif dans les moments clés que ce soit à l’aller mais surtout au retour. Et avec lui, Llorente. Son entrée a permis aux anglais de jouer plus haut, de sortir plus vite en allongeant. Sa présence a fait du mal à la défense néerlandaise et Alli, Lucas et Son ont pu alors profiter de ses déviations. Tottenham jouera donc cette finale 100% anglaise.

Ce qui est sûr c’est que cette ligue des champions restera comme l’une des plus riches en rebondissement des dernières années.

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