Marseille, une fin de saison passionnante

Marseille s’est qualifié pour la finale de l’Europa league, où il sera opposé à l’Atletico Madrid. Retour sur une soirée folle.

Ils y sont. Au bout du suspense et de la prolongation, Rolando, sorti du banc de touche par Garcia, a inscrit le but de la qualification, celui qui envoie l’OM en finale d’une coupe d’Europe, 14 ans après celle perdue face à Valence.

Après avoir remporté le match aller 2-0, les marseillais se sont rendus à Salzbourg pour valider leur billet. Mais que ce fut dur. Après une première période moyenne, et alors qu’on se demandait si les autrichiens y croyaient vraiment, la deuxième période prit une autre tournure.

Asphyxié par le pressing du Redbull, les marseillais n’arrivaient plus à sortir. C’est logiquement que les autrichiens prirent le dessus en inscrivant deux buts par Haïdara puis Sarr contre son camp. On attendait alors de voir ce qui allait se passer alors que les deux équipes étaient à égalité sur l’ensemble des deux matchs.

Les autrichiens n’osèrent alors plus attaquer, un but de l’OM les éliminant. C’est toujours pareil dans ce genre de rencontre, l’aspect psychologique est déterminant. Le Redbull Salzbourg avait deux solutions: continuer à jouer pour enfoncer les marseillais, ou attendre que Marseille sorte enfin et espérer les contrer. Il ne se passa plus vraiment rien jusqu’à la prolongation.

Marseille était un peu mieux, le repositionnement de Gustavo et l’entrée d’Anguissa firent du bien au milieu de terrain de l’OM. Mais c’est Pelé, remplaçant Mandanda, pas suffisamment remis, qui fut déterminant. Sur un corner et une tête de Caleta-Car, le gardien olympien effectua un arrêt magistral sur sa ligne.

La fatigue était bien présente et on voyait arriver la séance de tirs aux buts. Mais une erreur d’arbitrage en décida autrement. Anguissa tenta une frappe détournée par Ocampos. Mais avec pourtant 5 arbitres, personne ne vit que c’était le marseillais qui avait détourné la frappe, et ce fut un croner pour l’OM. Payet le frappa et Rolando, du pied au milieu de la surface, envoya un petit ballon à ras du poteau de Walke. 2-1 à mois de trois minutes de la fin, c’en était fini des espoirs autrichiens.

Même si l’OM a été dominé dans le jeu sur les deux rencontres, ils sont allés chercher la qualification au mental, au courage, marque de fabrique de leur saison. Grâce aux olympiens, s’ils venaient à l’emporter en finale et à finir quatrième, la France pourrait se retrouver avec 4 clubs en phase de poule… Du jamais vu.

La finale, ce sera donc face à l’Atletico, tombeur d’Arsenal, et à Lyon, chez Jean-Michel Aulas.

Evidemment, vu comme ça, le tableau est presque trop beau. Parce que tout n’est pas si rose.  Marseille n’a encore rien gagné.

Si l’OM perd en finale et termine 4ème, comment juger la saison ? Au départ, si on propose cela aux marseillais, tout le monde signe. Mais aujourd’hui, la déception ne serait-elle pas trop immense ? Être passé si près de tout et ne rien avoir, c’est dur. Et quelque soit le résultat, l’actionnaire de l’OM va-t-il mettre les moyens pour renforcer son équipe ?

Enfin, un dernier mot sur la ferveur. Il paraît que seul l’OM est comme ça, avec ce public prêt à le suivre quoi qu’il arrive. C’est marrant comme l’euphorie fausse les jugements.

Marseille, c’est 36 000 spectateurs de moyenne en ligue 1 dans un stade de plus de 60 000 places. Marseille, c’est 29 000 de moyenne en Europa league, quand on sait que les deux dernières rencontres ont fait le plein avec plus de 60 000. Moi je veux bien qu’on me parle de ferveur. La ferveur a démarré pour les quarts de finale retour. Et encore, il a fallu attendre le score de l’aller (1-0), car avant le match à Leipzig, seuls 30 000 billets avaient trouvé preneur. Alors ferveur, ok, mais ce n’est pas non plus la Turquie.

En tout cas, Marseille s’avance vers une fin de saison passionnante, excitante et peut-être historique. Oui, la France ne compte que deux coupes d’Europe à son palmarès. Et l’OM pourrait bien être, bientôt, le seul club français à en avoir remporté deux, et même le premier à remporter la C3. Alors, à jamais les premiers ?

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