Marseille n’avance plus

Marseille s’incline à Amiens (3-1) au terme d’un match où Mandanda a pourtant brillé. L’OM reste sur quatre matchs sans victoire.

Après trois matchs nuls, on attendait un rebond. En se rendant à Amiens, les olympiens voulaient reprendre leur marche en avant. Certes, ils étaient privés de Kamara, Payet et Gonzalez, mais l’équipe restait quand même intéressante avec Rongier, Benedetto et autres Sanson.

Le début de rencontre est équilibré même si les amiénois semblent un peu plus mordants. Le problème de l’OM, c’est sa défense. Sur chaque attaque, on sent qu’ils peuvent craquer à tout moment. Et ça arrive dès la 11èmeminute. Suite à un superbe travail de Kakuta sur le côté droit, ce dernier centre au second poteau. Aleesami reprend, Mandanda sort le ballon mais derrière la ligne, ce que valide la goal line. 1-0.

Marseille se reprend, joue un peu plus haut, met plus de mouvement, mais sans se créer d’occasions nettes. Et comme souvent depuis le début de saison, il va s’en remettre à sa recrue argentine. Lopez trouve Benedetto qui contrôle, élimine et frappe dans le petit filet de Gurtner. 1-1 alors qu’on ne joue que depuis 22 minutes.

Alors qu’on se dit que l’OM va appuyer, ce sont les joueurs d’Elsner qui reprennent le dessus. Suite à un corner, Caleta-Car accroche Guirassy. L’arbitre accorde un penalty aux amiénois, transformés par le guinéen. 2-1 juste avant la pause.

En seconde période, l’OM essaie de revenir mais c’est brouillon, avec trop de déchets techniques dans les transmissions. Sur coup franc, Benedetto est tout près d’égaliser, mais Gurtner veille. Amiens est en place et profite des espaces pour mener des contres. Heureusement pour l’OM, Mandanda sauve plusieurs fois devant Guirassy et permet à son équipe d’y croire encore. En face, malgré des situations intéressantes, Gurtner n’est plus mis à contribution, sauf, en fin de rencontre, sur une frappe de Radonjic. Mais sur un nouveau contre, Mendoza, dans le temps additionnel, va alourdir le score et permettre aux amiénois de s’imposer 3-1.

L’OM n’avance plus. Trois points pris sur douze possibles, ça fait peu. Evidemment, l’absence de la charnière Gonzalez – Kamara y est pour beaucoup. Perrin est courageux, vaillant, mais ce n’est pas encore un joueur de ce niveau. Pourtant, il est bien meilleur que Caleta-Car, acheté 19M€ par l’OM. Lent, emprunté, toujours en retard, le croate est catastrophique. Bel héritage laissé par Garcia !!!

Au milieu, Rongier a été le meilleur marseillais, intéressant dans ses prises de balles et ses relances. Sanson est en difficulté et Lopez disparaît trop rapidement des rencontres. Devant, heureusement que Villas-Boas a fait le forcing pour avoir Benedetto. L’argentin est la bonne recrue de l’OM par son activité mais aussi et surtout par son efficacité. A ses côtés, Germain a essayé mais il a été mangé par l’impact des amiénois. Quant à Radonjic, acheté 12M€, c’est l’autre héritage laissé par Garcia. Sans commentaire.

En face, Amiens a joué avec ses armes, mais ça a suffi. Gurtner a fait les deux arrêts qu’il fallait. Dibassy et Chedjou ont été solides dans les temps forts marseillais. Mais ceux qui ont fait mal aux marseillais, ce sont Mendoza, Guirassy et Kakuta. Ce dernier est vraiment un bon joueur et c’est dommage qu’il se soit perdu tout au long de sa carrière. Sa technique et sa protection de balle ont permis à son équipe de conserver le ballon mais aussi de le trouver pour faire des différences.

Saint-Etienne, quel manque de respect

Ca y est, on connaît le premier entraineur viré de la saison. Sans surprise, c’est donc Ghislain Printant, remplacé par Claude Puel.

Alors oui, on avait de gros doutes sur la capacité de l’ancien bastiais à être numéro 1. Malheureusement, ces doutes se confirmés. Mais le plus grave, c’est la déclaration d’un des deux présidents stéphanois. Roland Romeyer a déclaré que « dans la vie, il y avait les numéros 1 et les numéros 2. On avait surclassé Printant ». Quelle honte.

Déjà, il attaque un entraineur en public. C’est grave. Ensuite, en disant cela, il se dédouane un peu de ses mauvais choix. En résumé, nous, on y a cru, mais il n’avait pas les épaules. C’est bizarre, parce qu’à part eux, tout le monde avait des doutes.

Mais surtout, ce qu’il oublie de dire, et c’est sa plus grande faute, c’est qu’il s’est plié aux exigences et aux menaces de départ des joueurs si ce n’était pas Printant qui prenait la suite de Gasset. Parce que la vraie faute est là. Se laisser dicter un choix par la pression des joueurs, est-ce digne d’un président ?

D’ailleurs, les verts ne peuvent plus faire l’économie d’une révolution de gouvernance. Un président, c’est déjà compliqué. Mais deux, qui, en plus, ne sont d’accord sur presque rien, c’est invivable. Pour le futur de Saint-Etienne, des décisions s’imposent.

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