Paris en patron

Paris est allé s’imposer à Lyon (1-0) grâce à Neymar au terme d’un match maitrisé et dominé de bout en bout. Ce PSG est en train de se trouver un collectif.

C’était le choc de cette sixième journée entre deux équipes qualifiées en ligue des champions. Pour cette rencontre, Silvinho innove et dispose son équipe en 3-5-2. En face, le PSG évolue en 4-3-3 mais sans Verratti, gêné au mollet mais avec Herrera au milieu.

Le début de rencontre est intéressant de la part des parisiens, bien en place et qui prennent possession du ballon.

Les lyonnais, comme prévu, sont beaucoup moins passifs que lors de leurs précédents matchs. Sur chaque récupération, on sent leur volonté d’aller vite vers l’avant et de profiter du déséquilibre parisien. Mais ces attaques sont trop individuelles et rarement accompagnées par les milieux.

Après un quart d’heure, le PSG monte d’un cran au niveau de l’intensité. Il va alors se passer une quinzaine de minutes pendant lesquelles les lyonnais ne vont plus sortir du tout. Neymar va alors manquer d’ouvrir le score d’un pointu sorti du pied par Lopes. Les parisiens profitent de leur supériorité sur les côtés pour utiliser Bernat et Meunier. Il ne maque que le dernier geste, la dernière passe pour prendre l’avantage.

Paris insiste. On sent les lyonnais déjà au bord de la rupture. Sur les récupérations, les parisiens en reculent et défendent en avançant, avec des prises à deux ou à trois. De plus, les quelques ballons qui passent cette première ligne ne donnent rien car aucun lyonnais n’est capable de faire les courses pour sortir.

A la pause, le score est de 0-0 et c’est presque un petit miracle pour les lyonnais.

Au retour des vestiaires, Paris est sur le même rythme: pressing, récupération haute. Mais il y a moins d’appels dans le dos des défenseurs. D’une part, parce que Di Maria semble manquer de jus, mais surtout parce que l’OL joue encore plus bas qu’en première période. Paris manœuvre, cherche la faille, mais il manque un peu de vitesse, de spontanéité, de jeu à une touche de balle dans les trente derniers mètres pour déséquilibrer vraiment cette défense ultra-renforcée.

A la 72èmeminute, Bernat, sûrement pour le préserver, et Herrera laissent leur place à Verratti et Kimpembe. Diallo passe à gauche. Paris continue mais plus le match avance moins on voit Paris capable de faire la différence. Mais voilà, qu’on l’aime ou pas, qu’on lui en veuille ou pas, il y a un joueur capable de geste venu d’ailleurs. Sur une passe de Verratti, Di Maria trouve Neymar en une touche. Le brésilien contrôle, pousse son ballon pied droit et frappe pied gauche. Le ballon finit dans le petit filet de Lopes. 1-0. Paris s’impose logiquement face à des lyonnais en souffrance.

Neymar encore décisif

On aura vu des parisiens tentés des choses. En première période, les parisiens ont d’abord commencé par se servir des décrochages de Choupo-Moting pour faire plonger Di Maria notamment. Ensuite, après avoir pris complètement possession du ballon, les parisiens ont bien utilisé la largeur par Bernat et Meunier.

En seconde période, Paris a été plus prévisible. Il aurait fallu que les attaquants décrochent pour faire sortir la défense lyonnaise et que les milieux se projettent derrière. Mais ni Gueye ni Herrera ne l’ont. On peut aussi regretter que Paris n’ait pas plus tenté sa chance de l’extérieur de la surface. La frappe à mi-distance, c’est aussi une arme pour faire sortir une défense.

En défense, Silva a juste été énorme, coupant toutes les trajectoires, sortant très haut agresser l’adversaire pour récupérer les ballons et un dernier sauvetage sur une frappe de Dembélé dans le temps additionnel. Au milieu, les parisiens ont rapidement pris le dessus sur le milieu lyonnais. Devant, Choupo aura été intéressant par ses décrochages et ses remises. Di Maria a été très bon en première période avant de baisser de rythme en seconde mais délivrant la passe décisive à Neymar. Quant au brésilien, bon, sans être transcendant, il a une nouvelle fois été décisif pour son premier match à Lyon depuis qu’il est au PSG.

Paris s’en va en tête de la ligue 1.

Comment Lyon, deuxième budget de France, et à domicile, peut proposer si peu. Aucune ambition, aucune sortie de balle. Des ballons vers l’avant pour des joueurs qui partent dans des courses individuelles infructueuses. Bien triste pour la ligue 1 si le deuxième club de ligue 1 ne peut rien proposer de plus.

Sinon, Saint-Etienne coule en silence.

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