Paris, Force 8

Au terme d’une finale vivante, le PSG conserve son trophée en s’imposant 3-0 en finale de la coupe de la ligue. C’est la cinquième victoire d’affilée pour le club de la capitale, sa huitième au total.

C’était donc la même affiche que l’an dernier, sûrement les deux meilleures équipes françaises de ces deux dernières années: PSG –Monaco. Pour ce match, Emery aligne son équipe classique avec Draxler au milieu pour remplacer Motta suspendu, et Di Maria devant. En face, Jardim aligne son équipe type mais en inversant Lemar et Lopes sur les côtés.

Le début de match est parisien grâce à un bon pressing et des transmissions rapides. Sur une percée de Mbappé, premier événement du match. Le parisien est déséquilibré, le ballon arrive à Rabiot qui échoue sur Subasic. M. Turpin va siffler penalty puis va demander la vidéo. Hésitation entre penalty ou hors-jeu… Bizarre, quand on sait que la faute a eu lieu avant la passe. En tout cas, plus de trois minutes de perdu, le temps que l’arbitre dans le car… ne prenne pas de décision et demande à M. Turpin d’aller lui-même voir l’écran et juger. Finalement, l’arbitre accorde le penalty, transformé par Cavani. 1-0. Bref, trois minutes de perdu !!!

Paris continue, notamment grâce à un Mbappé énorme pendant trente minutes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a décidé, ce soir, de jouer simple, et de percuter que lorsque c’était nécessaire. Comme sur ce contre où, après déposé Lemar, et au lieu d’y aller seul, il va superbement servir Di Maria à l’opposé. L’argentin va contrôler et inscrire le deuxième but parisien, un peu aidé par Subasic. 2-0.

Jardim va alors inverser ses deux joueurs de couloir, Lemar et Lopes et les remettre dans leur rôle habituel. Et ça va tout de suite aller mieux. Les monégasques vont même se créer plusieurs occasions pour revenir dans le match. Mais Lopes va échouer, puis Lemar, puis Falcao qui va se voir refuser un but… Après visionnage vidéo. On ne sait pas si c’est pour avoir touché le ballon du bras ou pour hors-jeu, mais on sait juste que c’est horrible pour le spectacle, les émotions et tout ce qui va avec.

A la pause, le score est de 2-0 pour le PSG, mais il pourrait très bien être de 4-2, tellement les deux équipes se sont créées des occasions, tellement le rythme a été intense et tellement chaque équipe a joué cette première période pour marquer et non pas ne pas prendre de but. La réorganisation de Jardim a également fait du bien à son équipe. Je pense à ce moment du match que si le portugais sortait Tielemans, transparent, pour Jovetic, le match pourrait devenir différent.

C’est ce que l’entraîneur monégasque va faire: faire entrer Jovetic à la place du belge. Mais ça ne va pas changer grand-chose. Paris continue de dominer et de se créer des occasions, comme lorsque Mbappé va se retrouver seul face à Subasic et que, plutôt que de le crocheter et de profiter de sa vitesse, il va vouloir se la raconter et tenter un dribble avec la semelle. Le gardien monégasque va remporter le duel. En tout cas, le match est débridé, à défaut d’être d’un niveau exceptionnel. Alors qu’il reste un peu plus de vingt minutes, les deux équipes sont complètement coupées en deux. En fait, ce qu’il manque aux monégasques pour relancer le match et y croire jusqu’au bout, c’est de la justesse technique dans les transmissions. A chaque fois, c’est un ballon mal donné, ou à contretemps, ou encore pas assez fort pour conserver la vitesse de course.

Le match devient moins intéressant, plus haché, avec de plus en plus de fautes. Mais Paris conserve ses deux buts d’avance et s’avance vers une cinquième victoire en coupe de la ligue en cinq ans, la huitième du club. Surtout quand Mbappé s’enfonce dans l’axe et trouve Cavani pour un une-deux. L’uruguayen va alors se sevrir de l’appel du français pour contrôler, se retrouver seul face à Subasic et inscrire le troisième but de la soirée, et un nouveau doublé en finale pour lui. 3-0. Ce sera le score final et Paris conserve son trophée.

Paris a fait la finale qu’il fallait. Sa dernière défaite en coupe de la ligue remonte à 2013, une éternité.

Verratti et Rabiot ont été bons, Silva a tenu la baraque derrière, bien assisté par Kimpembe. Devant, Cavani a donc réalisé un nouveau doublé en finale, et Di Maria, sans être transcendant, a marqué l’autre but parisien de la soirée.

Et puis, il y a eu Mbappé. L’international français a été de toutes les actions dangereuses de son équipe. En plus, ce soir, il a joué simple et juste, sauf sur cette action face à Subasic où il choisit un dribble compliqué. Comme je le dis depuis le début, s’il comprend quand jouer simple, quand percuter, et qu’il se met à faire quelques efforts défensifs, alors il deviendra un énorme joueur. Sinon, il nous laissera sur notre faim, comme beaucoup d’autres avant lui.

En face, Monaco a raté ses 25 premières minutes et ce fut rédhibitoire. Quand, en plus, Lopes manque un face à face qui aurait pu (ou du) relancer le match, que Lemar n’est pas au niveau qu’on peut attendre de ce joueur, que Raggi souffre défensivement et que Tielemans est transparent, ça fait trop.

La saison des parisiens est presque terminée officiellement. Celle des monégasques pratiquement, surtout s’ils remportent leur match de retard et maintiennent leur avance à la deuxième place du championnat.

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