Paris giflé par Reims

Le PSG s’incline pour la deuxième fois de la saison face à Reims (0-2), en seulement sept journées. En ne respectant pas à ce point son adversaire, en effectuant autant de changements, Tuchel a mis son équipe en difficulté.

Placé en milieu de semaine et en plein cœur d’une série importante pour le PSG, ce match face à Reims ressemble à un match piège. Avec tous les absents, Tuchel aligne un onze inédit: Navas – Mbe Soh, Diallo, Kimpembe, Kurzawa – Paredes, Herrera, Bernat – Sarabia, Choupo-Moting, Neymar.

Comme attendu, Paris démarre sur un faux rythme. Pas de pressing, des échanges trop mous, avec trop de touches de balle. Reims est dans un confort. C’est d’ailleurs flagrant quand les rémois attaquent et qu’ils se retrouvent à quatre dans la surface à la réception d’un centre.

Juste avant la demi-heure de jeu, ce qui devait arriver arriva. Sur une nouvelle action du côté de Kurzawa, Munetsi centre. Mbe Soh est attentiste et ne saute pas. Ce n’est pas le cas de Kamara qui ouvre le score de la tête malgré la tentative d’arrêt de Navas. 0-1.

Abdelhamid est même tout près de donner un avantage de deux buts à son équipe, de la tête, au milieu d’une défense apathique. En tout cas, pas de révolte dans le dernier quart d’heure. Et même une nouvelle blessure qui oblige Tuchel à remplacer Choupo-Moting par Di Maria.

Au retour des vestiaires, c’est donc Sarabia qui occupe le poste d’avant-centre, entouré par Neymar à gauche et Di Maria à droite. Mais Paris n’y est toujours pas. Heureusement qu’il y a Di Maria, le seul à mettre du rythme, tenter des choses, mais sans réussite.

Avant l’heure de jeu, Mbe Soh est remplacé par Meunier. Le problème, c’est que Paris n’a le droit qu’à trois changements et qu’il faudrait changer au moins six joueurs ce soir. Puis Marquinhos remplace Kurzawa, Bernat prenant le poste de latéral gauche. Mais à un quart de la fin, c’est encore Reims qui va être à deux doigts de plier le match. Oudin hérite du ballon, crochète Paredes avec une facilité déconcertante et enveloppe son ballon pied gauche. Heureusement pour le PSG, ce dernier termine sa course sur le poteau de Navas.

A l’entame des dix dernières minutes, les parisiens poussent (enfin) un peu. Mais c’est trop brouillon. Les centres n’arrivent pas et sont régulièrement renvoyés par la défense rémoise. Et encore une fois, personne ne tente des frappes à mi-distance pour faire sortir le bloc.

Dans le temps additionnel, Dia va même tenter et réussir un geste superbe et inscrire le deuxième but rémois. 0-2. Paris s’incline pour la deuxième fois en sept journées.

Les limites du turnover

Ce PSG-là ne méritait pas mieux. Trop de joueurs décevant, trop de joueurs pas au niveau. Trop de joueurs absents. C’est la limite du turnover trop important. Non seulement il n’y a pas d’automatisme, mais vous mettez les non titulaires dans une situation très compliquée. Si vous ne mettez pas de vitesse et un minimum d’envie, ça ne passe pas.

Navas n’a pas eu grand-chose à faire mais il a encaissé un but, son premier au club. En ce qui concerne les latéraux, ce fut catastrophique. Kurzawa a été dans la lignée de ses performances: insipides et en grande difficulté défensivement. Comment peut-il encore être dans le groupe ? Qu’est ce que c’est que ce joueur sérieux ? A droite, Mbe Soh a souffert pour son premier match avec les pros. Mais honnêtement, il suffit de le voir se placer, toucher le ballon, pour ne pas être surpris par sa prestation.

Kimpembe a manqué sa première période mais a été plus présent, notamment de la tête, en seconde. Avec lui Diallo a de nouveau montré ses limites quand il évolue dans l’axe, tant dans la lecture du jeu que dans la relance. Ce joueur est un Kehrer bis.

Au milieu, Paredes a de nouveau été transparent. Alors c’est vrai, il ‘est pas mis dans des dispositions idéales en jouant avec Herrera mais surtout Bernat dont ce n’est pas le poste. Mais même dans le rythme, il ne montre rien et ses passes ne trouvent que trop rarement preneur. Il a juste couté 42M€. Herrera et Bernat ont montré de l’envie mais sans créer de décalage offensivement. Devant, Choupo-Moting n’a pas été trouvé avant de sortir sur blessure. Sarabia a eu beaucoup de déchets et Neymar n’a fait aucune différence, s’enfonçant trop souvent dans des actions individuelles plein axe, là où il y avait la densité rémoise.

Di Maria a apporté de l’envie quand il est entré mais il était trop seul. Marquinhos a amené son envie, des courses, mais ce fut trop tard. Quant à Meunier, il a à peu près tout raté.

Paris va devoir se poser des questions sur le nombre de blessures parce que c’est très inquiétant, après seulement deux mois de compétition. Tous les gros clubs jouent tous les trois jours en faisant tourner un ou deux joueurs. Ce soir, en comptant les changements de poste, Paris avait changé neuf joueurs. C’est trop.

En face Reims a fait le match qu’il fallait. Solide, organisé et en sortant à quatre ou cinq sur les contre-attaques. Et lui, c’est bizarre, contre le PSG, quand on attaque à plusieurs, on risque de marquer des buts. Bravo à eux.

Les parisiens vont se rendre à Bordeaux samedi avant d’aller à Galatasaray.

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