Paris, sans trembler

Le PSG sera bien présent au rendez-vous des huitièmes de finale de la ligue des champions. Et en plus, ils sont en progrès.

Paris était attendu, et Paris l’a fait. En allant s’imposer 1-4 à Belgrade, les parisiens se sont donnés le droit de continuer à rêver. A part un quart d’heure en seconde période, les parisiens ont parfaitement maitrisé le match.

Pour celui-ci, Tuchel reconduit l’équipe victorieuse de Liverpool il y a deux semaines. Et le PSG démarre bien. Un bloc compact, haut, on sent les joueurs de Tuchel avec l’envie de ne pas jouer le nul et de rester maitre de son destin sans attendre le score de Liverpool – Naples.

Dès la 10ème minute, Mbappé accélère et sert parfaitement Cavani qui ouvre le score. Scénario idéal. Paris continue à jouer sans se procurer d’énormes occasions mais en dominant largement. Buffon n’a d’ailleurs rien à faire. A 5 minutes de la pause, c’est Neymar, après un petit festival, qui inscrit le deuxième but parisien. 2-0. Mbappé est même tout près d’inscrire le troisième but, mais le français va manquer son face à face. A la pause, Paris mène 2-0 et a répondu présent dans cette première période notamment dans l’état d’esprit.

Mais faute d’avoir su inscrire le troisième but, Paris va se faire peur pendant une quinzaine de minute. Les serbes reviennent sur la pelouse avec un autre comportement, une autre agressivité. Et c’est logiquement qu’ils vont réduire le score, suite à une perte de balle de Mbappé, et grâce à une frappe de Gobeljic sur laquelle Buffon n’est pas irréprochable. 2-1.

Mais alors qu’ils nous avaient, les saisons précédentes, habitués à subir la pression, les parisiens vont trouver les ressources pour revenir dans le match et reprendre le dessus sur l’étoile rouge. Et à un quart d’heure de la fin, Marquinhos, sur un coup franc de Di Maria, vient placer sa tête et offrir de l’air à son équipe.

En toute fin de rencontre, Mbappé va y aller de son but, bien servi par Neymar, et offrir un large succès aux parisiens, 1-4.

Alors oui, tout le monde dira que les serbes étaient faibles, que la victoire du PSG est juste normale. Sauf que l’étoile rouge n’avait plus perdu à domicile depuis 32 matchs et qu’ils avaient battu Liverpool et fait match nul contre Naples sans encaisser le moindre but.

Ce soir, en reconduisant l’équipe qui avait battu Liverpool, Tuchel avait misé sur la continuité… Et ça a payé.

Neymar en patron

Tuchel est en train de réussir là où on l’attendait. L’état d’esprit est là, pour l’instant. Les joueurs se battent, font les efforts et montrent une solidarité qu’on ne les avait pas vu affiché depuis très longtemps. Mais Tuchel a également profité des matchs de ligue 1 pour travailler plusieurs systèmes, donner du temps de jeu à des joueurs et là aussi, ça paye, pour l’instant.

En défense, Silva a de nouveau été très bon, avec un Kimpembe meilleur que sur ces dernières semaines. Bernat est en progrès. Buffon rassure même s’il est légèrement coupable sur le but serbe. Kehrer a été plus en difficulté, tant défensivement que techniquement.

Au milieu, Verratti a été sérieux sans apporter ses passes qui font sa force. Avec lui, Marquinhos a de nouveau été précieux dans les duels, les récupérations de balle, les compensations. Et en plus, il a marqué un but qui a permis au PSG de finir le match plus tranquillement. Avec eux, Di Maria a été en dessous, encore une fois. Trop souvent, ses matchs sont sauvés par un coup de patte, mais trop souvent, il déçoit dans les gros matchs. Doit-on se contenter de deux passes et d’un coup franc bien tiré pour un joueur de ce soi-disant calibre ?

Devant, Neymar a été très bon. Quand le brésilien met l’état d’esprit, ça fait la différence. Travaillant défensivement, il a été de tous les bons coups offensifs. Mais surtout, il a permis aux parisiens de sortir du temps fort des serbes en conservant quelques ballons et en obtenant des fautes pour permettre à son équipe de respirer. Avec lui, Cavani a travaillé et a lancé le match en ouvrant le score. Il a presque trop cherché à rendre la pareille à Mbappé en seconde période. Pour le français, ses points forts ont fait la différence. Son accélération a permis à Cavani d’ouvrir le score. Malheureusement, il manque encore un face à face en fin de première période qui aurait tué le match. Et il perd le ballon qui amène la réduction du score. Mais surtout, il fait trop semblant de défendre et sa gestuelle, à lever les bras pour réclamer des fautes, devient insupportable.

Paris continue donc sa route et termine même premier d’un groupe relevé avec Naples et Liverpool. Ce n’est pas rien. Mais surtout, le PSG a l’air de s’être trouvé un état d’esprit et une solidarité.

Dans l’autre match, c’est Liverpool qui s’est imposé 1-0 et qui se qualifie, éliminant du même coup Naples, pourtant en tête du groupe avant cette dernière journée. Demain, c’est au tour de Lyon de s’offrir une place parmi les seize meilleures équipes d’Europe 2018-2019.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*