Paris valide (quand même) sa qualification

En s’imposant à Bâle, Paris a validé sa qualification pour le prochain tour. Mais le chantier reste énorme.

En se rendant à Bâle, paris devait l’emporter pour valider mathématiquement sa qualification et rester en course pour la première place du groupe. Unai Emery a donc décidé reconduire l’équipe ligue des champions avec Motta – Matuidi -Verratti au milieu. En attaque, comme depuis deux rencontres, Lucas évolue à gauche et Di Maria à droite.

La première interrogation est: Emery est-il en train de laisser les joueurs prendre le pouvoir ? En replaçant l’argentin à droite, après avoir remis le milieu classique, on peut l’interpréter comme cela. Dans l’article « un PSG en régression », voici ce que je disais sur Di Maria: « L’argentin perd un nombre incalculable de ballons et ne fait même plus de passes décisives. Et que dire de son attitude. Est-ce que lui aussi le fait exprès parce qu’il préfère jouer à droite, en faux pieds ? Je ne suis pas loin de le penser ». Apparemment, il a eu gain de cause. Bref…

Paris prend possession du ballon dès les premières minutes, sans se montrer dangereux. Les suisses ont l’air moins en jambe que lors du match au Parc des Princes. Après une frappe de Delgado bien arrêté par Aréola, c’est, comme très souvent, Cavani qui va se créer la première grosse occasion parisienne. Mais comme très souvent, il va la manquer, seul face au gardien, lancé par un superbe ballon de Verratti. Mais l’uruguayen va tenter un ballon piqué alors qu’un intérieur du pied aurait été beaucoup plus judicieux. Paris est un peu mieux que lors des derniers matchs, mais ce n’est pas encore une équipe qui peut faire peur.

D’ailleurs, les suisses vont se créer plusieurs situations intéressantes, même si le dernier geste leur fait défaut.

Juste avant la mi-temps, après un corner, Meunier va frapper. Son ballon va être dévié en talonnade par Matuidi qui ouvre le score. L’international français a des lacunes, on le sait. Mais il ne déçoit jamais dans l’attitude et, surtout, c’est un des seuls joueurs de cette équipe à pouvoir lui donner de la profondeur, par ses appels, et du pressing par son activité et son harcèlement.

Paris mène à la pause et le vrai point négatif, c’est le côté gauche. Lucas est toujours aussi mauvais. Mais alors Kurzawa. Toujours aussi nul défensivement, il n’apporte rien offensivement. Emery insiste avec lui, mais il va falloir se rendre à l’évidence: Maxwell doit jouer et c’est tout.

A la reprise, Silva, percuté par Aréola en première période, est remplacé par Krychowiak. Une minute après, Lucas va hériter d’un ballon mais va frapper directement sur le gardien suisse.

Paris gère son avance en se créant des situations mais que ce soit Lucas, Di Maria ou Cavani, le dernier geste est catastrophique. Heureusement, les suisses n’ont pas l’air de vouloir bousculer les choses et laissent le ballon aux parisiens. On a l’impression que Bâle compte rester à un à zéro le plus longtemps possible et de tout jeter dans les dernières minutes. Même si c’est très pauvre dans la mentalité, le PSG serait bien inspiré de se mettre à l’abri et s’éviter une fin de match sous tension.

A u quart d’heure de la fin, l’entraineur parisien ne fait toujours aucun changement, si ce n’est Krychowiak mais par obligation. N’a-t-il pas d’idées ? Ou alors n’a-t-il pas confiance en son banc ?

Toujours est-il que Bâle va égaliser comme on pouvait le pressentir. Paris dort, Aréola est avancé et c’est Zuffi qui va frapper et égaliser en lobant le gardien parisien de plus de trente mètres. Voilà ce qui vous arrive quand vos attaquants sont aussi nuls devant le but. Comme contre Arsenal, si le score en restait là, la responsabilité pourra être donnée aux joueurs offensifs parisiens.

Rabiot fait son entrée à la place de Matuidi. Choix très curieux !!! Puis, c’est Jesé qui va remplacer l’énigme Lucas. Depuis quatre ans, le brésilien joue énormément sans rien apporter mais surtout sans progresser.

Au même moment, Arsenal, mené depuis le début de la rencontre, prend l’avantage à Ludogorets.

A une minute de la fin, Rabiot centre pour Meunier, qui d’une superbe reprise de volée de l’extérieur du pied droit, redonne l’avantage au PSG. Un but presque inattendu. Sur une dernier contre, c’est Di Maria qui va une nouvelle fois échouer sur le portier suisse alors qu’il avait trois partenaires dans l’axe.

Paris s’impose et valide sa qualification pour les huitièmes de finale. Le chantier reste énorme pour Emery: l’efficacité des attaquants, la nullité de Lucas, l’intermittence de Di Maria, Kurzawa le surcôté, la gestion de son banc. Paris a en tout cas le droit d’espérer terminer premier, et vu le niveau affiché, c’est déjà un exploit.

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