Pauvre football de jeunes !!!

Lors des matchs de jeunes, le comportement de grand nombre d’éducateurs devient insupportable. Mais alors que dire de ceux des clubs professionnels.

Chez les jeunes, au plus haut niveau régional ou national, quand les clubs amateurs affrontent les clubs amateurs, on a un condensé de ce qui se fait de pire dans notre football.

Pour des ados passionnés par le football, rencontrer des clubs professionnels, c’est évidemment un gros challenge, mais c’est aussi pousser le rêve jusqu’au plaisir d’affronter un nom. Mais trop souvent, ça vire au cauchemar.

Je ne vais pas parler des gamins, dont l’attitude est souvent limite mais qui sont influencés par des parents mais surtout des éducateurs qui se prennent pour d’autres. Pour enlever toute ambiguïté, évidemment, et heureusement, il reste quelques bons éducateurs au comportement irréprochable. Mais sinon…

Dans ces clubs, ce ne sont pas des éducateurs mais des pseudos entraineurs prêts à tout pour remporter un match. Jusqu’à hurler sur un jeune arbitre, pas encore majeur, pour l’influencer. Et oui, à cet âge, quand un éducateur d’un club renommé vous dit de siffler ou pas, de mettre un rouge ou jaune, vous êtes influencés. Sans de l’arrogance avec laquelle i ls vous reçoivent.

Des entraineurs prêts à tricher, avec l’aide d’un dirigeant qui fait la touche (et oui, à cet âge-là, il n’y a pas trois arbitres officiels) pour signaler des hors-jeu inexistants. Et tout ça dans quel but ? La victoire. Peu importe le contenu, l’état d’esprit, l’attitude, seule la victoire compte.

Pauvre football. Etre prêt à tricher pour aller se glorifier d’avoir battu un club amateur, quelle tristesse !!!! Gagner en trichant et se  glorifier d’être premier ou deuxième du championnat, quelle tristesse !!!!

Evidemment, un arbitre ne fera jamais (ou trop rarement) de rapport de ces entraineurs insupportables, préférant garder ses rapports pour des clubs moins huppés, connotés « clubs de quartier ».

Alors oui, il paraît que la France est le meilleur pays en terme de formation. Ca reste à prouver, mais là n’est pas le débat. Mais le football français est malade. Malade de ces entraineurs qui sont incapables de se détacher du seul résultat pour satisfaire leur petit égo d’entraineur raté. Malade de ses entraineurs de jeunes qui pensent qu’en finissant premier du championnat U15 Régional 1, le Réal ou le PSG vont venir les chercher.

Messieurs les entraineurs-stars des clubs professionnels, n’oubliez jamais que sans les clubs amateurs, vous ne seriez rien. Parce que c’est bien vous qui, malgré la multiplication des séances, êtes incapables de former des joueurs et qui allez piller les petits clubs de leurs meilleurs joueurs. Ces petits clubs que le football dénigre.

Oui, dans l’indemnité de formation à partager entre les clubs formateurs, l’âge pris en compte, c’est 13 ans. Mais le petit club qui a eu le gamin 4 à 5 ans avant ses 13 ans, qui a appris le football grâce à des bénévoles, lui, il n’a rien, pas le moindre centime.

Bref, pauvre football !!!!

Messieurs les responsables, au lieu de ne regarder que les résultats de vos équipes de jeunes, allez un peu autour des terrains (malgré le froid et la pluie !!!) et allez voir comment se comportent vos entraineurs. Et demandez-vous si vous toléreriez un tel comportement avec votre enfant, mais posez-vous aussi la question de savoir comment vous auriez vécu la chose si votre enfant était dans le camp d’en face… Vous allez voir, ça fait tout drôle !!!!

1 Comment

  1. Je comprends parfaitement la frustration mais le problème n’est-il pas lié à l’accompagnement de l’éducateur ?
    La hiérarchie du club et son organisation laissent à penser que plus on monte de niveau et plus le club sont armés contre ce type de comportement mais c’est sans compter sur la « nature humaine » de l’entraineur.
    Le constat est le suivant :
    – on est « educateur » lorsque l’objectif de formation reste l’apprentissage du football par la pratique (débutants). Les nombreuses formations pratiques et pédagogiques qui excellent dans ce domaine se focalisent sur l’animation et les corrections à apporter pour faciliter l’apprentissage technique, physique voir tactique.
    – On passe d’éducateur à « entraineur » lorsque la compétition s’en mêle et là c’est la panne : plus de formation sur la gestion des matchs, plus d’accompagnement pratique et le club se repose sur la personnalité de son entraîneur (qu’il ne connaît que sous ses meilleurs jours en general) et les valeurs que le club est censé véhiculer (charte du club, charte de l’éducateur, j’en passe et des meilleurs). Malheureusement ces messages ont très peu d’influence sur l’humain « éducateur-entraineur » pour répondre à sa mauvaise gestion du match. Le stress, la pression du résultat et « l’ambition personnelle qui est sublimée au nom de l’intérêt général du club et … des parents » sont autant de situations qui n’aident pas l’entraîneur à prendre des bonnes décisions rapidement. Donc lorsque les solutions ne viennent pas, le premier réflexe est de faire appel à ses instincts primaires, ceux qui sont ancrés au plus profond de la personnalité … et là c’est le drame : perte de contrôle de soi (peur), agressivité excessive (combat) ou tentative d’intimidation (fuite de ses responsabilités) autant de réflexes qui re-surgissent alors qu’ils étaient bien enfouis sous une tonne certitude et d’expérience.

    – L’opposition dénoncé entre le monde professionnel et amateur ne se situe pas à ce niveau là, car « le monde est peuplé de gens sans scrupule qui n’hésitent pas à vous marcher dessus sans hésiter pour arriver à leur fin » ou pas !

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