Qu’attend-on d’un défenseur central ?

Défenseur central, c’est un poste capital dans le football d’aujourd’hui. Mais quelles sont les qualités requises et qui sont les grands défenseurs centraux aujourd’hui ?

Défenseur central, c’est un des postes clés du football. Savoir défendre, diriger, relancer, gérer le bloc équipe… Tout ça part de la défense centrale. D’ailleurs, ça a été toujours un poste important avec des caractéristiques qui ont évolué avec les époques.

Baresi, le libéro décroché qui était le véritable patron de sa défense. Laurent Blanc, sorte de numéro 10 (son ancien poste) très reculé. Matthias Sammer ou Lothar Matthaus, défenseurs centraux qui n’hésitaient pas à apporter du surnombre au milieu. Mozer ou Ricardo, défenseurs très durs dans les duels. On pourrait citer Beckenbauer, Nesta, Dessailly, Tresor, Maldini, Costacurta, Materrazzi, Samuel, Lucio, Ayala etc. Mais aujourd’hui, qu’attend-on d’un défenseur central et quels sont les profils des grands de ce poste ?

Il y a les relanceurs, propres, pas forcément dans le duel mais plus dans l’anticipation, la lecture du jeu. Tiago Silva, Varane et Piqué sont les représentants de ce style. Ces joueurs sont capables de relancer et donc d’être des éléments essentiels du jeu de passe de leur équipe.

Il y a les cogneurs, ceux qui aiment le duel et prendre le dessus physique sur leur adversaire. Pepe, Otamendi, Chiellini, Godin. Ca ne veut pas dire que ces joueurs soient nuls techniquement, mais ils sont plus limités que les autres et eux préfèrent le combat.

Et puis, il y a ceux qui savent faire les deux, mais ils sont plus rares. Sergio Ramos est peut-être le plus fort de tous. Agressif, presque méchant, c’est aussi un formidable joueur de foot. D’ailleurs, il a longtemps évolué latéral droit, capable de déborder et de centrer. Bonucci, celui de la Juve en tout cas, était également capable de faire les deux (c’est plus compliqué depuis qu’il est à l’AC Milan). Enfin, Matts Hummels fait partie de cette catégorie.

En fait, comme ceux capables d’être complets sont plus rares, il faut voir ce qu’attend l’entraineur de son (ou ses) défenseurs centraux. Par exemple, Piqué serait-il un bon défenseur du United de Mourinho ? Je ne pense pas. Comme Pepe ne correspondrait pas au Barça.

L’entraineur doit donc choisr son défenseur central par rapport au jeu qu’il souhaite mettre en place. Si Laurent Blanc, au PSG, avait eu le choix, aurait-il choisi Pepe ou Tiago Silva ? Je pense qu’il aurait pris le brésilien.

Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi tenir compte de l’état d’esprit de ce joueur, qui est donc votre dernier défenseur. Et là, le caractère peut faire la différence. Quand on voit ce qui manque au PSG depuis trois ans, en terme d’agressivité, d’esprit de révolte, fallait-il prendre Pepe ou Silva ? Silva est sûrement le plus fort intrinsèquement, mais l’apport du portugais, dans l’état d’esprit, la non résignation, peut être plus importante et le faire passer devant.

Quand on voit Silva à Barcelone, et même, cette saison à Munich, quand il décide de sortir sur blessure (???) alors que le Bayern est à deux doigts d’un exploit et de battre le PSG en lui reprenant la première place, ça pose question. D’ailleurs, Silva, soi-disant blessé, a failli rejouer moins d’une semaine après et il l’a finalement fait contre Caen alors que son absence était estimée jusqu’à mi-janvier au départ.

Sergio Ramos représente bien cette force de caractère. Quand le Réal est en difficulté, non seulement il se transforme en guerrier, et sa rage rejaillit sur ses partenaires, mais son orgueil et sa volonté font qu’il inscrit très régulièrement des vrais buts décisifs dans des matchs importants, comme celui en finale de la ligue des champions face à l’Atletico, ou celui qui avait remis le Réal sur la route de la qualification alors qu’il souffrait à Naples.

D’ailleurs, il est intéressant de constater que même Guardiola, à City, pourtant adepte du jeu de passe, a préféré garder Otamendi, Stones et Kompany, des joueurs rugueux mais pas forcément des supers joueurs de ballon.

Hummels au Bayern, Ramos au Réal, Otamendi à City, Jones et Smalling à United, Chiellini à la Juve, tous les grands clubs ont fait le choix d’avoir au moins un « méchant » en défenseur central. Avec le déséquilibre prôné par de nombreuses équipes aujourd’hui, finalement, c’est peut-être une obligation: un vrai défenseur plutôt qu’un bon joueur de foot.

Alors Pepe ou Varane ? Chiellini ou Silva ? Otamendi ou Piqué ? A vous de choisir.

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