Le Réal punit le Bayern

Le Réal s’impose 1-2 à Munich. Dominé largement, les madrilènes ont une nouvelle fois fait preuve d’une énorme efficacité.

C’était l’affiche de la demi-finale de la ligue des champions 2018: Bayern – Réal, on avait hâte. Au coup d’envoi, Benzema est sur le banc, Zidane lui préférant Vasquez. En face, c’est l’équipe attendue. D’entrée, le Bayern se crée une situation. James contre le ballon, Lewandowski le récupère. Carvajal le pousse dans le dos au moment du centre et Müller ne peut reprendre.

Le Bayern domine largement, les madrilènes ne se créant aucune occasion. Robben sort sur blessure, il sera suivi, un peu plus tard, par Boateng. Comme quoi, être champion tôt et avoir la chance de pouvoir faire tourner en championnat, n’est pas gage de réussite.

Le Bayern va valider sa domination sur un contre. En quatre passes, James trouve Kimmich en profondeur. Le latéral allemand accélère et décide de frapper directement. Navas anticipe un centre et est trop court pour revenir. 1-0.

Les allemands vont se créer trois nouvelles situations par Lewandowski qui réclamera un penalty, puis Hummels, mais sans réussite. Surtout, Ribery va manquer le 2-0, bien servi par Alcantara, mais il va manquer sa dernière touche de balle avant de frapper, seul devant Navas. Mais cette saison, le Réal fait dans l’efficacité maximale. Juste avant la pause, le ballon revient sur Marcelo. Le brésilien, seul aux seize mètres, reprend en demi-volée et trompe Ulreich. 1-1 avec zéro occasion. C’est juste surréaliste. C’est le score à la pause.

Au retour des vestiaires, Zidane remplace Isco, transparent, par Asensio. Le Bayern reprend sa domination, notamment grâce à un Ribery en feu et à qui il ne manque que le dernier geste. Mais les bavarois vont de nouveau être punis. Sur une erreur de Rafinha, Asensio et Vasquez effectue un long une-deux. Le remplaçant d’Isco s’en va alors battre Ulreich d’un tir croisé. 1-2.

Le Bayern est assommé. On sent alors que les allemands n’osent plus se livrer. D’une part, parce que la fatigue commence à se faire sentir, mais d’autre part parce qu’ils ont sûrement peur d’être punis une troisième fois en contre et de perdre tout espoir de qualification.

Le Bayern va quand même se créer au moins trois grosses situations, par Ribery et Müller notamment, mais à chaque fois, il y a Navas ou un pied madrilène pour écarter le danger. Benzema va même faire passer un frisson après un superbe enchainement. Mais sa frappe va être repoussée par le pied d’Ulreich. Le Réal s’impose à Munich 1-2.

Le Bayern Munich peut regretter les occasions manquées. La sortie de Robben a pesé offensivement. Ribery a été énorme, ne lui a manqué que le dernier geste, malheureusement. Les allemands peuvent se raccrocher à un espoir: ilsavaient déjà perdu le match aller sur le même score l’an dernier et étaient allés arracher la prolongation à Madrid. Et avec la ligue des champions cette saison, tout peut arriver.

Encore une fois, je vais me répéter, mais le Réal n’a rien montré en terme de contenu. Les madrilènes ont été dominés 70 minutes face au PSG avant de s’imposer dans les dix dernières minutes. A Turin, ils avaient marqué d’entrée puis avaient été dominés une heure, sans se créer d’occasion, jusqu’au fameux retourné de Ronaldo. Au retour, ils avaient été bouffés et menés 0-3 avant de se qualifier grâce au penalty de Ronaldo dans le temps additionnel. Ce soir, ils se sont crées deux occasions, et ils auront marqué deux buts.

Cette saison, le Réal s’en sort sur l’efficacité. Et elle est à 100% depuis les huitièmes. Le coaching de Zidane, qu’on ne me raconte pas d’histoire, ses deux premiers changements ont été effectués à cause des blessures, donc forcés. Mais voilà, Zidane a apporté une confiance extraordinaire à ses joueurs.

Jamais paniqué, le coach madrilène transporte sa sérénité jusqu’à ses joueurs. Même bousculé, on sent qu’ils ont assez confiance pour savoir qu’ils marqueront sur la moindre erreur adverse. Cette efficacité est également un poids pour l’adversaire qui sait qu’il n’a pas intérêt à ne pas marquer dans ses temps forts, sous peine d’être punis. Aujourd’hui, c’est cette sérénité, cette confiance et cette solidarité qui permettent au Réal d’être encore en course pour remporter une troisième ligue des champions consécutive. Et franchement, ça, c’est exceptionnel.

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