Redondo, la très grande classe

Dans l’histoire, il y a des joueurs qui auraient mérité une autre reconnaissance. Fernando Redondo fait partie de ceux-là. Dommage que le football n’était pas autant diffusé à l’époque.

Il parait que le numéro 6, c’est celui qui détruit, le joueur devant la défense qui doit équilibrer l’équipe, mettre de l’impact. L’histoire nous montre l’inverse puisque les meilleurs, pour n’en citer que quelques-uns, étaient ou sont les Busquets, Guardiola et autres Pirlo. Mais s’il y en a un qui était exceptionnel et qui n’a pas eu la médiatisation méritée, c’est Fernando Redondo.

L’argentin, qui a aujourd’hui 51 ans, c’était la grande classe. Lecture du jeu, solide, il était techniquement d’une élégance et d’une efficacité rarement vues. Le corps droit, la délicieuse gestuelle du gaucher, presque un danseur de tango. Quand il arrive au Réal en provenance de tenerife, c’est déjà un très bon joueur. Mais à Madrid, il va prendre une autre dimension.

Il y remportera deux ligues des champions et deux championnats, et il y tiendra un rôle primordial. Parce qu’en plus de ses qualités de joueurs, il était un leader. D’ailleurs, après son départ, les supporters madrilènes le regretteront longtemps, même si Makélélé fut un excellent numéro 6.

Blessé, il refuse d’être payé

En équipe d’Argentine, il fera des passages épisodiques, notamment barrés par Passarella pour un problème de coupe de cheveux. Comme quoi, même les entraineurs sont capables de se passer d’un joueur exceptionnel pour des bêtises. Mais Redondo restera fidèle à lui-même, sacrifiant sa carrière internationale pour une question de principe.

Des principes qu’il mettra en œuvre autrement. Quand il signe à Milan, il se blesse gravement au genou. Indisponible de longs mois, il prendra l’initiative de ne plus être payé tant qu’il ne serait pas opérationnel. Et oui, la classe, dans le football, ça existe aussi.

On regrettera juste que le football n’était pas autant diffusé à l’époque et qu’on n’ait pas pu profiter plus d’un joueur exceptionnel.

Alors oui, on peut jouer milieu défensif sans être un boucher, un destructeur. Oui, on peut gagner beaucoup d’argent et garder une certaine classe, des principes de grande valeur. On ne peut que recommander aux plus jeunes d’aller sur youtube voir ce que ce joueur était capable de faire, comme ce grand pont en talonnade réalisé à Manchester, en ligue des champions, après lequel il offrira le but à Raul, ou encore la finale de ligue des champions 2000 face à Valence dans laquelle il fut un régal à regarder jouer.

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