Tuchel réussit son Paris, Lyon toujours en course

Paris a repris son destin en main en battant Liverpool 2-1. Lyon est en ballotage favorable mais le match face à Donetsk sera décisif.

Paris avait rendez-vous. Paris devait faire un gros match, enfin. En recevant Liverpool, le PSG devait l’emporter pour reprendre son destin en main. Pour cela, Tuchel devait se passer de Meunier pour un deuil familial. Mais, choix fort, il décida de n’aligner ni Rabiot ni Draxler. L’allemand optait pour Kehrer à droite et Marquinhos en 6. En face, Klopp alignait son équipe type dont ses trois milieux et sa triplette offensive.

Le début de match des parisiens est très bon. Agressifs, solidaires, les parisiens prennent le dessus. On voit d’ailleurs ce qu’a préparé Tuchel: Quand le PSG a le ballon, Verratti est le no 6 par qui passe les ballons et Marquinhos recule entre Silva et Kimpembe. Quand Paris n’a pas le ballon, les parisiens évoluent en 4-4-2 avec Marquinhos et Verratti devant la défense, Di Maria et Neymar sur les côtés, Mbappé et Cavani devant.

Avant la fin du premier quart d’heure, Bernat ouvre logiquement le score du pied droit. Paris continue de mettre de l’intensité, mais doucement, Paris recule. Verratti passe même tout près du carton rouge pour une grosse semelle sur le tibia de Gomez, mais l’arbitre ne va lui donner qu’un carton jaune. Heureusement, sur un contre, Mbappé centre pour Cavani. Alison repousse mais Neymar reprend et double la mise. 2-0 après 38 minutes.

Liverpool n’est pas dangereux mais a le ballon. Et sur une action de Mané, Di Maria se jette et fait faute. Aidé par l’arbitre de surface, M. Marciniak siffle penalty. Millner, auteur de plusieurs grosses fautes mais jamais averti, transforme. A la pause, Paris mène 2-1 en relançant bêtement un Liverpool inoffensif.

Le début de seconde période est intéressant, mais doucement, on sent des parisiens qui commencent à se tendre. Pendant une dizaine de minute, les joueurs de Tuchel ne sortent pas et ne gardent plus un ballon. L’allemand en profite pour sortir di Maria et Cavani pour Tchoupo et Alves et en laissant Mbappé et Neymar devant.

L’idée de profiter de la vitesse du français en contre ne fonctionne pas, le champion du monde passant complètement au travers de sa seconde période. En symbole, cette action où il est servi par Neymar et où, au lieu d’accélérer, il va s’arrêter avant de perdre la ballon.

Paris tient, notamment grâce à un Silva qui se bat sur chaque ballon. Paris l’emporte 2-1, en offrant seulement la 4ème victoire française en 24 matchs de coupe d’Europe cette saison, et se donne le droit d’aller chercher sa qualification s’il s’impose à l’étoile rouge, sans attendre le résultat de Liverpool – Naples.

Silva, en patron

Tuchel aura gagné son pari. Ses choix, ses options tactiques ont été payantes. Tout ne fut pas parfait, notamment cette partie de match où le PSG n’arrivait pas à sortir le ballon.

Mais pour que les choix de l’entraineur soient validés, il faut des joueurs au niveau. Et ce fut le cas de Tiago Silva. Le capitaine parisien, souvent moqué dans les gros matchs, a juste été énorme dans ses interceptions, son impact, son jeu de tête et son caractère. Avec lui, Bernat a été buteur, mais il a aussi sûrement réalisé son meilleur match défensif au PSG. Kehrer a été bon, même s’il a encore commis deux ou trois erreurs de placements. Enfin, Kimpembe a été très costaud dans le duel, mais il s’est manqué sur quelques relances, notamment en première période sur ce ballon qu’il veut absolument ressortir proprement et qu’il perd, dans sa surface, sans conséquence, heureusement.

Marquinhos aura mis l’impact qu’il fallait au milieu pour couper les transmissions. A ses côtés, Verratti a été énorme. Ce joueur est juste exceptionnel techniquement. Dommage que sa fin de match fasse tâche. Nerveux, il n’est pas passé loin du carton rouge. Di Maria a été en dedans même s’il s’est battu. Devant, Mbappé a raté son match. Mauvais choix, manque de justesse technique, et même dans la percussion, il n’a pas été bon. Heureusement qu’il est dans l’action des deux buts, sans être décisif. Cavani s’est battu mais de nouveau, il ne fut pas servi sur ses nombreux appels.

Enfin, Neymar a montré pourquoi, quand il le voulait, il faisait partie des tops joueurs mondiaux. Il a été juste, n’a pas abusé d’actions individuelles et a marqué un but extrêmement important pour la suite de la saison parisienne.

Paris va devoir confirmer et ne pas se manquer à Belgrade pour ne pas gâcher cette victoire où, enfin, il a montré un vrai état d’esprit et une vraie solidarité.

Lyon en ballotage favorable

Mardi soir, Lyon recevait City. Tout le monde voyait les anglais venir s’imposer tranquillement, surtout après la défaite de l’aller. Pour cette rencontre, Génésio alignait son désormais classique 3-4-3 mais avec Ndombélé et Aouar devant la défense et Maxwell Cornet dans le trio offensif, lui qui n’a toujours pas été titulaire en ligue 1 cette saison, mais qui l’était lors de l’exploit de l’aller à City.

Les lyonnais attaquent le match comme il faut. Et c’est eux qui se créent les meilleures occasions, notamment par Cornet, qui va contrôler au lieu de tenter la reprise sans contrôle, et par Depay, bien servi par Rafaël, mais qui va complètement manquer sa reprise à cinq mètres du but. A la pause, le score est de 0-0 et Lyon peut déjà avoir des regrets.

Au retour des vestiaires, Lyon insiste. Sur un renversement de jeu de Depay, Cornet contrôle, rentre à l’intérieur et frappe. Son ballon est légèrement touché et termine le long du poteau droit d’Ederson. 1-0.

City monte le niveau et il faut un grand Lopes devant Agüero pour empêcher les citizen d’égaliser. Mais ce n’est que partie remise. Sur un coup franc excentré, Laporte va égaliser. 1-1. Qualifié avec un match nul, City reprend son rythme de sénateur et Lyon en profite.

A moins de dix minutes de la fin, Cornet, encore lui, lancé par Depay, frappe à ras de terre et redonne l’avantage à l’OL. 2-1.

Mais deux minutes plus tard, Agüero, sur corner et de la tête, égalise. 2-2. A ce moment-là, les deux équipes sont qualifiées, Hoffenheim et Donetsk étant à égalité 2-2. Mais en fin de rencontre, les ukrainiens inscrivent un troisième but et s’imposent. Revenus à deux points des lyonnais, les ukrainiens privent ces derniers de la qualification et s’offrent même une finale face à eux, dans deux semaines.

Un dernier match pour valider la qualification

On pourra toujours dire que City n’a pas forcé, qu’avec un nul ils étaient qualifiés. Mais Génésio a réussi son coup. Sa défense à trois avec Marçal a fonctionné, Lopes faisant le reste, notamment grâce à ce superbe arrêt devant Agüero. Fekir a été en dedans même s’il a essayé de se battre. Depay aura pesé et aura été dans les actions des deux buts lyonnais.

La vraie réussite de Génésio aura été d’aligner Ndombélé et Aouar dans les deux milieux devant la défense pour garder de la qualité technique. Et les deux joueurs ont été énormes. Aouar est un vrai très bon joueur, polyvalent, combatif, et avec de la justesse technique. Dommage qu’il ait baissé d’un cran en seconde période. Quant à Ndombélé, il a de nouveau été énorme dans l’impact, mais aussi techniquement dans un gros match. Il a parfois fait très mal aux citizen dans des percussions balle au pied en faisant exploser leur milieu.

Mais l’homme du match, ce fut Cornet. Jamais titulaire en ligue 1 depuis le début de saison, celui qui fut la surprise à L’Etihad Stadium, le fut de nouveau mardi soir. Et comme à l’aller, il a marqué. Sur les quatre buts de l’OL contre City, le lyonnais en a inscrit trois. Il fut aussi très bon dans sa combativité, ses percussions. Dommage qu’il ait du déchet dans les derniers gestes. Et dommage, surtout, qu’il manque de régularité.

En tout cas, Lyon est maitre de son destin. S’ils ne s’inclinent pas face au Chakhtar, les lyonnais retrouveront, enfin, la phase à élimination directe de la ligue des champions. Les regrets, c’est que si les lyonnais avaient battu Hoffenheim, ils seraient déjà qualifiés. On espère juste pour eux que ce ne seront pas des regrets éternels.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*