Un petit Paris pour une petite victoire

Paris s’impose 0-2 à Marseille au terme d’un petit match. Et Tuchel qu’il ne rigolait pas avec la discipline.

A l’annonce des compos, surprise des deux côtés. Garcia décide de jouer sans vraie pointe et Tuchel décide de se passer de Rabiot et Mbappé. Pour Marseille, c’est un vrai choix de jeu. Pour le PSG, c’est une sanction pour deux joueurs arrivés en retard à la causerie.

La première période est moyenne. L’OM est bien organisé au départ mais inoffensif. Le PSG fait tourner mais ça manque de rythme et de vitesse de transmission. Peu d’occasion mais Paris est à cinq centimètres d’ouvrir le score dans le temps additionnel de la première période, mais Strootman sauve sur sa ligne la frappe de Di Maria.

En seconde période, la rencontre est identique jusqu’à l’entrée de Mbappé. Sur son troisième ballon, le français est lancé par Di Maria suite à une récupération de Draxler. Il accélère, passe devant Kamara et ouvre le score de l’intérieur du droit. 0-1.

Ce but oblige l’OM à sortir un peu plus. Plus haut, pendant cinq – six minutes, les marseillais vont récupérer de nombreux ballons mais sans réellement inquiéter Aréola. Garcia tente et finit avec deux attaquants axiaux, mais ça n’apporte pas grand-chose. Sur un dernier contre, Mbappé trouve Neymar qui manque sa frappe croisée, mais Draxler a suivi et inscrit le deuxième but parisien. 0-2. Paris s’impose et poursuit sa série de victoire avec la onzième en onze journées.

A Marseille, les choix de Garcia étaient clairs: bien défendre en bloc et tenir le plus longtemps possible le 0-0. Sauf que si tu joues sans avant centre, c’est que tu vas jouer, mettre du mouvement. Et jouer bas sans vitesse ou pont d’appui, c’est que tu as décidé de ne pas marquer. Pourtant, avec la compo du PSG, l’OM avait une chance inouïe de faire enfin un résultat dans ce gros match. C’est raté. Bref.

Malgré cela, il y a eu des phases de transition où les parisiens ont trouvé des espaces immenses et traverser le terrain en trois passes. Encore une fois, Ocampos a été le symbole de cette débauche d’énergie mais de ce manque de qualité technique. Au milieu, Strootman a été un peu meilleur que depuis le début de saison, sans être transcendant. Gustavo a prouvé qu’il était bien mieux dans cette position. Et encore une fois, Thauvin n’a pas brillé, mais il revenait de blessure, et Payet également.

Côté parisien, Tuchel a donc réussi son pari: punir deux joueurs et gagner la rencontre. Derrière, Nsoki a été la révélation du match. Excellent défensivement, il a soigné sa relance et n’a pas hésité à apporter du surnombre. Marquinhos a tenu la baraque, notamment de la tête quand l’OM essayait de pousser. Pour Kehrer, c’est toujours mitigé avec des choses intéressantes et des choix de relance étranges.

Mais la vraie satisfaction, c’est Neymar. Le brésilien a été bon dans ses choix, il a lâché le ballon quand il le fallait et même dans l’état d’esprit et le travail défensif, il a été très présent. Comme on pouvait s’y attendre, Tchoupo-Mouting a montré ses lacunes techniques, mais au moins, il a travaillé. Mais l’entrée de Mbappé a tout changé. Non seulement dans le comportement des adversaires, mais surtout dans celui du PSG. Avec le français, le club de la capitale retrouve de la profondeur et ça change tout.

Paris peut se préparer pour la réception de Lille, son dauphin, quand l’OM va avoir un déplacement périlleux à Montpellier, troisième avec trois points d’avance sur les olympiens.

Les autres matchs

Lyon est allé s’imposer à Angers, notamment grâce à l’entrée de Depaye. Mais que la première période des lyonnais fut catastrophique. C’est même un miracle que le score à la pause était encore de 0-0. Mine de rien, l’OL est repassé devant l’OM et est désormais quatrième.

Lille poursuit sa série et s’impose contre Caen et ira donc affronter le PSG en dauphin. Avec les lillois, Montpellier continue également à engranger avec un jeu un peu plus spectaculaire que la saison dernière mais avec toujours cette solidité défensive.

En bas de classement, Monaco n’a pu faire que match nul face à Dijon. Le point positif, c’est qu’ils n’ont pas abandonné et ont réussi à revenir au score. Mais la saison s’annonce dure. Rennes s’incline à domicile face à Reims. Rien à dire si ce n’est que plus personne ne va pouvoir m’expliquer que Ben Arfa est un phénomène ou je ne sais quoi. C’est toujours la même chose: il prend le ballon et tente de faire des différences individuelles. Sauf qu’il n’a plus son coup de rein, qu’il a quelques kilos en trop et que ça ne passe plus du tout. Bref. Enfin, Nice se relance en allant s’imposer à Bordeaux. Une victoire qui fait du bien au classement, tout comme Nantes qui enchaine avec une deuxième victoire de suite.

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