Un (très) petit PSG bat Bâle

Un PSG décevant bat Bâle trois à zéro et, à moins d’une catastrophe, sera de nouveau au rendez-vous des huitièmes.

Avec l’absence de Motta, Emery a donc choisi d’aligner Rabiot plutôt que Krychowiak. Trente-cinq millions sur un joueur qui est devancé par un jeune issu du centre de formation, ça fait très cher. Mais est-ce vraiment une surprise ? D’ailleurs, il n’y a aucune recrue présente sur le terrain au coup d’envoi, c’est dire si le PSG multiplie les erreurs depuis trois… Depuis le départ de Léonardo.

A l’image de ce que propose le PSG depuis le début de saison, à deux périodes près, c’est indigeste. Pas d’intensité, pas de maitrise, des mauvais choix. Ce sont, même les suisses qui vont se créer les premières situations, Aréola étant même sauvé par sa barre transversale sur l’une d’elles.

Il va falloir attendre la trentième minute de jeu pour voir la première situation intéressante des parisiens. Sur une récupération de Verratti, ce dernier décale Lucas qui trouve Di Maria dont la reprise de volée va finir à côté du but de Vaclik. Mais les bâlois continuent de se montrer dangereux avec cette nouvelle tête de Doumbia, qui devance une nouvelle fois Kurzawa.

Rabiot, d’une bonne frappe de loin oblige Vaclik à repousser le ballon. Sur l’action suivante, Rabiot lance Matuidi côté gauche. Le centre du milieu parisien va être mal contrôlé par Cavani, mais Di Maria a suivi et envoie le ballon, en demi-volée du pied droit, sous la barre de Vaclik.

A la pause, Paris mène un à zéro, mais c’est complètement immérité. Seul Rabiot aura existé dans cette période, à l’origine des meilleures actions parisiennes. Et même si les autres joueurs n’ont pas été bons, mention spéciale à Aurier et Kurzawa, trente-sept millions d’euros à eux deux, nuls défensivement et offensivement. Et dire que pour l’ivoirien, on n’a pas été loin d’entendre que l’an dernier il était un des meilleurs latéral du monde… La mesure n’existe pas dans le football, malheureusement. Mais Maxwell peut dormir tranquille !!!

Mis à part cette très belle ouverture de Marquinhos pour Cavani sur laquelle l’uruguayen va chercher le penalty plutôt que de frapper ou centrer, Paris est toujours aussi mauvais lors de la seconde période. Et c’est encore une fois les suisses qui vont se créer une situation chaude, avec un centre fort devant le but d’Aréola, que Marquinhos va dégager.

Puis Cavani va se présenter seul devant Vaclik. Mais il va échouer à cause d’une conduite de balle approximative et une position de corps où il a averti le gardien sur l’endroit où il allait mettre le ballon trois minutes avant de tirer. Mais sur la récupération, Aurier va centrer. Le ballon va être mal renvoyé par la défense bâloise, directement sur Lucas, qui va donner un peu d’air aux parisiens. Deux à zéro.

Et comme il était dit que le PSG et Aréola était dans un jour de réussite, une nouvelle tête bâloise va trouver le poteau d’Aréola.

Rabiot, le seul au niveau

Evènement dans ce triste match: l’entrée de Ben Arfa à la place de Lucas. Ou plutôt devrai-je dire, l’immense, le talentueux, l’exceptionnel, Ben Arfa dont le dernier match en ligue des champions remonte à la saison 2009 – 2010. Et s’il se demande pourquoi il ne joue pas plus, qu’il regarde ses entrées en jeu, il devrait vite comprendre. Deux pertes de balle sur deux ballons joués tout seul. Apparemment, il a compris le message d’Emery (!!!).

Paris s’impose trois à zéro, grâce à un dernier but sur penalty de Cavani et pourra, s’il l’emporte à Bâle la prochaine journée, aller défier Arsenal pour la première place du groupe. C’est le seul point positif de cette pauvre soirée.

Pour les joueurs, Verratti a abusé du jeu long. Est-ce une consigne d’Emery ? On ne sait pas. Mais ce qui est sûr, c’est que même s’il est mieux avec Rabiot qu’avec Krychowiak (ou avant Cabaye ou Stambouli), il est vraiment performant avec Motta.

Lucas a marqué, mais à part ça ? Toujours rien. Si j’étais Menez, avant, ou Ben Arfa aujourd’hui, je me poserai des questions sur mon comportement, parce que se faire prendre sa place par Lucas, ça ne peut pas être au niveau du football. Le brésilien est catastrophique depuis son arrivée, à part à Valence en 2013, et sa fameuse chevauchée contre l’OM qui lui a donc donné un crédit à vie auprès des supporters. Et son but ne changera rien à ce que je pense de ce joueur.

On ne va pas revenir sur les latéraux. Silva et Marquinhos, après une première période difficile, se sont bien repris après la pause. Rabiot aura été le meilleur parisien et surtout le plus juste. Di Maria aura marqué et… C’est tout. On attend encore un gros match référence pour l’argentin. Enfin, Cavani aura fait du Cavani: des courses, des bons appels et une catastrophe technique dès qu’il s’agit de faire plus d’une touche de balle… Et comme il n’a pas eu de ballons sur la tête…

Je ne sais pas où va ni ce PSG ni Emery. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il fallait renouveler l’effectif plus largement pour que le nouvel entraineur puisse changer la façon de jouer des parisiens. Ca prendra donc surement plus de temps que prévu.

Aulas, encore une déclaration incensée

Enfin, comment ne pas terminer sur la déclaration de Jean-Michel Aulas: « La presse française hypothèque les chances des clubs français en coupe d’Europe. J’ai l’impression qu’ils attendent les défaites, ça fait vendre!!! ». Ce qui fait vendre, ce sont les victoires. Mais peut-être que M. Aulas devraient se demander si toutes ces défaites ne sont simplement pas prévisibles au vu de la gestion sportive de son club depuis quatre ans… Enfin, peut-être n’est-il pas au courant, alors je vais l’informer: les journalistes ne jouent pas !!!! Et les chances de Lyon, elles sont juste hypothéquées par Yanga Mbiwa, Nkoulou, Morel etc…

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