Sans Verratti, Paris ne vaut rien

Paris et Monaco se séparent sur un match nul. Paris reste à trois points et va surtout prier pour récupérer Trapp rapidement.

Pour ce choc, les deux équipes se présentent avec joueurs disponibles attendus. Monaco est donc venu pour jouer. Ca s’annonce bien, en tout cas sur le papier.

Dès le début, on voit ce que veut faire Monaco: gêner Paris dans ses prmières relances, l’empêcher de ressortir de derrière et mettre son jeu en place, et offensivement, profiter de la nullité défensive de Kurzawa et de l’isolement de Meunier à droite, pas aidé par l’intouchable Lucas. Sur chaque ballon de Trapp, c’est presque du marquage individuel. Monaco obtient de nombreux corners mais sans succès.

Paris ne s’expose pas. Sur chaque attaque, les milieux ne viennent pas soutenir leurs offensifs, comme s’ils avaient peur du contre. Il est vrai qu’en ce moment, quand les joueurs de la principauté mène, ils sont presque injouables. D’ailleurs, c’est le PSG qui va se créer les meilleures situations par Cavani notamment, mais sans être extrêmement dangereux.

A la pause, le score est toujours de 0-0. Il y a de l’intensité mais c’est très tactique, presque fermé. L’absence de Verratti est indéniable, dans la maitrise du ballon et dans les sorties de balle. Matuidi est généreux mais son déchet technique devient trop important et pèse sur le milieu parisien. Lucas est toujours aussi horrible. Enfin, il faudrait faire une caméra isolée sur Kurzawa.

Je sais que de nombreuses personnes pensent que c’est un bon joueur parce qu’il marque des buts. Mais défensivement, il n’est jamais bien situé, il n’est pas coordonné avec ses autres défenseurs, et il ne sait pas défendre en un contre un. Il compense parfois par sa vitesse, mais c’est trop faible pour évoluer au plus haut niveau. Mais ce n’est pas tout. Offensivement, il ne demande jamais le ballon au bon endroit, dans le bon intervalle. Ce qui entraine qu’il se ferme des angles de centre, encore une fois parce qu’il compte faire la différence par sa seule vitesse. Comme en plus, il lui faut dix ballons pour réussir un centre, ce joueur est inutile. Ok, Maxwell n’a plus ses jambes d’avant, mais vaut-il mieux un joueur propre et juste qui court moins, ou un marathonien qui ne sait pas jouer au foot ? Pour l’instant, Emery a choisi.

A Monaco, les latéraux ont été très en vue, mais leurs centres ont manqué d’efficacité. Fabinho, qui était incertain, apparaît fébrile au milieu. Même Lemar et Silva sont moins influents. Les monégasques sont-ils trop respectueux des consignes ? Ou le nul leur convient et leur permet de rester devant au classement ?

Trente secondes en seconde période, et Monaco est à deux doigts d’ouvrir le score. Une percée de Silva, une frappe de Falcao repoussée par Trapp et une reprise de Lemar contrée par Rabiot.

Après cinq minutes, suite a une frappe de Lemar et une course pour reprendre le ballon, Trapp se blesse derrière la cuisse. C’est donc Aréola qui va faire son retour dans le but parisien, à deux semaines du match contre le Barça.

Paris a du mal. Beaucoup de déchets, notamment par… Lucas. Emery va, enfin, se décider à le sortir. Il faudrait aussi qu’il pense à ne plus le faire jouer.

Le match est fermé, Monaco est mieux mais n’écrase pas non plus les débats. Mais ils s’approchent de plus en plus souvent de la surface parisienne. Dans cette seconde période, l’absence de Verratti est encore plus flagrante. Il manque le lien que sait faire l’italien, mais aussi ses passes directs dans la profondeur pour trouver Cavani qui n’a pratiquement jamais été servi dans ce match.

Moutinho remplace Germain, pour mettre de la densité dans le milieu, peut-être aussi permettre a Lemar et Silva de jouer plus haut, mais surement pour ne plus perdre ce match. Mais comme souvent, ce genre de match a l’effet inverse. Monaco perd la maitrise du ballon. Et sur un centre de Meunier, Sidibé commet une faute aussi stupide qu’inutile sur Draxler. Cavani transforme et Paris prend l’avantage.

Monaco pousse. Et Monaco va être récompensé grâce à Bernardo Silva et surtout… Aréola. Encore une fois, sur le corner précédent, il relâche le ballon encorner. Sur celui-ci, le portugais va frapper, pas attaquer par des défenseurs spectateurs, et égaliser, le ballon passant sous le bras d’Aréola. Apparemment, son dernier arrêt remonterait à Villaréal !!!

Paris et Monaco se séparent sur ce score de un partout qui fige les positions mais qui est plus positif pour les monégsques.

On aura noté l’excellent match de la charnière parisienne, Silva – Marquinhos. Meunier aura confirmé ses dernières prestations. Je n’en rajouterai pas sur Kurzawa. Motta aura fait un bon match, toujours juste dans ses choix. Matuidi, on en a déjà parlé et Rabiot aura été intéressant mais moins percutant que d’habitude. Draxler ne touche pas énormément de ballons mais tout ce qu’il fait, c’est juste. Cavani n’aura pratiquement pas été servi mais il aura transformé son penalty. Enfin, Di Maria aura fait une entrée volontaire. C’est déjà un plus par rapport à ses six premiers mois.

A Monaco, Fabinho aura donc traversé le match avec moins d’influence. Bakayoko aura colmaté mais sans apporter dans le lien milieu attaque. Derrière, Glik et Jemerson ont été solides. Les latéraux auront apporté offensivement mais la faute de Sidibé ternit son match. Encore une fois, Silva aura été le joueur le plus influent offensivement. Lemar aura été intermittent. Quant aux deux attaquants, Falcao et Germain, ils sont tombés sur une charnière de trop haut niveau pour eux.

Le championnat est plus que jamais ouvert, avec Nice qui a renoué avec la victoire face à Guingamp.

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