Y en a VAR

Ce weekend, encore une fois, on a eu droit aux sketchs de la VAR. C’était vraiment mieux avant.

Tout le monde la voulait, il paraît qu’elle devait limiter les injustices, faire cesser les plaintes sur l’arbitrage et soulager la pression sur les arbitres. Franchement, il n’y a rien de tout cela.

La VAR a donc encore fait parler d’elle ce weekend. Avec Saint-Etienne – Toulouse, on a vu une charge sur Gradel donnée un penalty et la même charge sur Cabaye ne pas donner de penalty. Mais surtout, l’arbitre n’est même pas allé vérifier l’action. Et comment, les arbitres dans le camion n’ont pas pu signaler cette faute de Gradel sur Cabaye ?

Mais le clou, ce fut Brest – Rennes. Les rennais ont marqué un but validé par M. Turpin. Sur l’action Siebatcheu pousse le défenseur brestois qui percute alors son gardien. A la première vérification, les arbitres VAR préviennent l’arbitre terrain que le but est validé. Les brestois refusent alors de reprendre la rencontre tant que M. Turpin n’est pas allé vérifier par lui-même. Après plusieurs minutes de flottement, l’arbitre se décide à aller voir les images et… Il décide d’invalider le but. Un gag.

Oui, il y avait faute. Mais si les brestois avaient fait l’engagement, l’erreur aurait été manifeste. Les bretons ont donc ouvert une porte, avec l’aide de M. Turpin. Parce que désormais, quand une équipe se sentira flouée, elle ne rejouera pas tant que l’arbitre ne sera pas allé vérifier. Chapeau à celui qui est considéré comme le meilleur arbitre français… C’est dire.

Pour clore le débat sur ce match, les explications de M. Garibian, patron des arbitres français, vient expliquer que ce n’est pas du tout la pression des brestois qui a obligé M. Turpin à aller voir les images. Explication catastrophique, on a tous vu ce qui s’est passé.

De l’autre côté, dans l’excès qui caractérise le football actuel, les dirigeants rennais ne demandent pas seulement de ne plus être arbitré par M. Turpin et à rejouer le match. Ils demandent carrément de faire rejouer la journée entière. Ridicule.

Depuis que la VAR est là, en fait, il y a toujours les mêmes problèmes d’injustice, d’équipes qui se sentent lésées. Parce que des fois les actions sont vérifiées, d’autres non. Pour la même action, on a des décisions différentes malgré le visionnage des images.

De plus, on voit, sur beaucoup d’actions, des arbitres qui ne prennent pas de décision en se disant que, de toute façon, il y aurait vérification. Sans compter les hors-jeu qui se jouent à 1 cm et dont la fiabilité de la vidéo n’est pas du tout déterminée.

En plus, désormais, à chaque but on n’éclate plus vraiment de joie en attendant la validation ou non par l’arbitre. Sans parler des pertes de temps dues au visionnage. Sans compter l’histoire des mains qui sont presque toutes sifflées et qui, d’un coup, ne sont plus sifflées. Sans parler du fameux « jusqu’où on remonte dans l’action ? ». Rappelez-vous du Réal – Ajax où, lorsque les néerlandais ont marqué, les arbitres sont remontés plus de dix secondes avant le but pour vérifier 1000 fois si le ballon était sorti au début de l’action, et en multipliant les angles, les ralentis, pour voir si ça se jouait à 1mm près.

En Italie, la VAR est très très contestée. En Allemagne, la VAR est critiquée. A la coupe du monde, elle a été critiquée. En ligue 1, elle est critiquée. C’est drôle et triste en même temps. Et finalement, elle n’a rien changé aux erreurs, aux injustices, aux plaintes… Sauf que quand, avant, on laissait planer le doute sur l’erreur humaine, là, avec les images, le sentiment d’injustice est multiplié par dix ou cent. Et finalement, les arbitres étaient nuls avant, ils sont toujours aussi nuls avec la VAR.

Le foot business a fait mal au football, aux supporters, à l’identification. La VAR est en train de terminer le travail.

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